LA DUCHESSE
Des alliés!
d'aubicnv.
Qu'un seul s'avance, El nos soldats vont contre eux se ranger. En s'écriaiit : « Mon parti, c'est la Franco, « Et l'ennemi, c'est l'étranger! »
LA DiicHESsK, cl'uH air embarrassé. Rassurez-vous, et dites-leur bien que nous ne voulons qu'adranehir Sa Majesté d'une tutelle odieuse et rendre la paix au >'oyaumc.
roRTO-cARRERo. C'cst évident ! on ne conspire jamais que pour être plus tranquille!
LA DUCHESSE, il'uii air caressaiit. Et pour réparer les injustices faites au mérite; à ce titre, monsieur d'Auhigny, vous avez des di'oits ! Vous demandiez un régiment, vous l'aurez, et s'il est d'autres moyens de vous prouver mon estime...
PORTO-CARREiio, o part, en souriant. 11 fera son chemin.
d'aubignv, avec un soupir. Je suis pénétré de vOi hoiités. Madame; mais l'ambition me touche moins (pie le désir de me venger ! De ce grade, que \\>u m'a refusé pour le vendre sous mes yeux à une créature de ce Dubois, dépendaient mon avenir, mes projets de bonheur!
LA DUCHESSE. Comment?
l'ûRTo-cARREHO. QucIquc auiour contrarié?
i.A DUCHESSE. Userait possible! pauvre jeune homme!
d'ai BD.NY. Que je me venge, c'est tout ce que je demande! J'ai voulu réclamer; mais étranger à P.iris, à la cour, n'y connaissant personne, je n'.ii trouvé que des refus, des humiliations! et sans votre généreux appui...
LA DUCHESSE. Vous voyez bien que nuire cause est commune.
Air de Voltaire- chez Ninon.
11 faut renverser sur-le-cliamp Un pouvoir et des cliels infùmcs; Tout se prostitue cl so veiid^ Tout est gouverné par les femmes.
Par moi tout cliangera ce soir!
Car maint exemple nous l'enseigne, Quand ime femme est au pouvoir...
poRTo-CARREiio, sowiant.
C'est toujours un lïômme (jui règne!
Aussi, tous les hommes doivent vous seconder.
u'auiik.nv. Vous n'avez qu'à ordonner, Madame.
i.A DUCHESSE. C'est bien, monsieur d',\idiigny, les moments sont précieux. (Etle tire de non sein un papier cacheté.) Ce billet, au président de Mesmes, pour que le parlement s'assemble au premier signe.
d'aiiug.w. J'y cours !
LA DUCHESSE. Quc VOS aniis se tiennent prêts pour une expédition hardie, et revenez ici dans une heure chercher vos instructions. {Bas, à Carrera.) Nous al-
lons rejoindre le duc qui nous attend dans cette eliambre, pour expédier tous les ordres.
Am de Robin des Bois.
tJn tel projet, j'en conviens, doit me plaire, Et tout entier mon cœur vient s'y livrer; Oui, des dangers, des compluls, du nivstére, Ah! c'est vraiment charmant de cons(iirer! PORTO-CARRERO.
Comme en amour, il faut du soin, du zèle!
LA t)tcHESSE, à d'Aubigny.
Être discret !
PORTO-CARRERO, de mémc.
Surtout entreprenant!