‹ Pièces de théâtreChapitre 544 sur 575 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

LliS phècédents; U'AUBItiMY, lebra.sen écharpe.

d'aubic.nv, entrant brusquement. Eli biiii! que me veut-un? mon supplice est-il prêt?.. Dieu! Habet.

iiABET, courant (i lu! . .\I(jnsienr d".\ubigny!

TOINON. C'est son autre.

JUSTINE. Est-ce que Al. François l'aurait aussi invité à souper?

TOINON. 11 serait bon cnfanl, par exemple!

u'aubicnt. Je ne sais encore si je veille, me retrouver auprès de vous et de ces demoiselles, moi, emprisonné, arrête,

BABET. Que dites-vous?

d'auuignv. Que surpris et désarmé an inornent où je tout lis d'enlever le jeune roi...

DABi.T. Vous, Monsieur?

d'aubignv. Kien no peut me sauver, jo le sais, et je me resigne à mon sort; mais la duebcsse; mais ses amis, cpii ignorent que Porto-Carrero vient d'èiii; arrêté, (pie le coup est niampié, et qui V(Uit seeompronieltie, s'e*poser. Ab ! si je [louvais seulement les pnnenir.

«\«i;t. Qui vous en empécbe?

d'aubic.nv. Et comment sortir de ces lieux?., comment éebapper à mes ennemis!

BABET. Kien do plus facile, on nous adre^sanl à I\l. François...

TxiiNoN. Son bon ami, qui nous a amenées ici.

ii'aubii;nv.M . François, mon adver.saire d'hierau .soir!

HABET, vivement. Ali I cela n'y fait rien, il vous sau-

LE MOULIN DE JAVELLb'.

vera, j'en réponds ; il vous comliiira liors de ci' palais, il le connaît si bien.

d'aiuicny. Trop b:on pcut-otrc ! et iinisipril vous y a conduite, il y a ici quelque piège, queliiue tr.diisun qui vous menace.

Air : Quand l'Amour naquit à Cijlhpre.

Pour une fille jeune et licllo,

Pavez-vous bien qu'à tous les yeux,

C'est être di'ji crininclle

Que de paraître dans ces lieux...

Dans ce palais il n'est personne Qui de régner n'obtienne la faveur. .

M^is pour un jour... et c'est une couronne

Qu'il faut paver de son lionneur.

BADET. Quille idée ! lui, M. François, vous ne le connu ssoz pas.

d'albig.w. Non, mais plutôl mourirquc de lui rien devoir.

T')i>ON. Eh bit ni M. Prudliomme...

iiAUKT. 11 est si lion enfant ; d vou-i ren Ira ce service.

ToiNoN. Il le faudra bien, moi, d'abord, je l'exige. Et lui qui avait promis de revenir si vite.

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