M. DE VERBOIS, LÉONIE
.M. DE VERBOis. Eli bien! ma petite Léonie... Eh mais! il me semble que tu as l'air triste?
LÉOME. Oui, mon grand-papa : vous savez que j'iii seize anâ passés, et on veut que je retourne à ma pension; certainement cela ne m'amuse pas; mais ce ne serait rien encore...
.M. DE VERBois. Eh! moii Dieu, qu'y a-t-il donc?
LÉOME. 11 y a, bon papa, que M. .\uguste est trèsinjuste !
M. ne vERBOis. Qui? le j(nme Aupu>te Derville, le camarade de collège de ton frère Adolpiie?
LÉONIE. Lui-même : il était hier à ce bal, et parce que j'ai dansé deux contredanses de suite avec un autre, il m'a dit que je ne faisais pas attention à lui, que j'étais trts-coquetle, cnllii des choses très-ili>agrèables ; et je vous demande, bon papa, vous qui me connaissez, si on peut dire...
M. DE veudois. Qu'est-ce que j'entends là !
LKOME.
Air : Qu'il est flatteur d'épouser celle. En pension je dois me rendre Et le bal hier a fini Sans que nous puissions nous entendre.
M. DE vERBOis , élonné. *
U se pourrait...
LÉOME.
Oui , c-'esl ainsi.
M. DE VERBOIS
Mais c'est une horreur .. une hante>
LÉOME.
N'est-il pas vrai que c'est .itTreux?
Aussi c'est sur vous que je roiiiiilo Pour nous raccommoder tous deux.
LE BON PAPA
M. HE vr.nBiis. F.li mais! a-l-on iiloo de colin petite fille! in(ii(iiii la re-ar.lais encore comme une enfant. Explique moi donc an moins comment cet amour-là est venu? tii à ta pension et lui à si^u lycée.
LÉcNiE. Au.'si nous no pouvions nous aimer que k s ju.;rs (!e c,in;'é, mais le reste du temps il m'eeiivait.
M. i)i: vEftiiOis, sécéremeiit. Et je voudrais bien savoir qui o>ait se cliargiT d'une pareille correspondanco,
LÉONiE. Cétail vous, bon papa.
.M. I>F. VEtBOIS. Moi!
i.Ki)ME. Vous venieï ma voir tous les jours, et l'on voU' dmmiit toujunis quelque présent pour moi. M. i>E vEnco:s. Eh bien?