Livre ma nouvelle conquête
Au piège amoureux qui l'attend.
CANTABILE
Que ma jeune conquête est fcaiche et séduisante! Quelle douce candeur, quelle grâce charmante! Son cœur iiail' encor s'ouvre à peine au désir. Rose des champs ! heureux qui pourra te cueillir! GE»iSAio, rentre, tenant une bouteille et un verre. ■Voilà, Monsieur, d'excellent vin.
HECTOR, apercevant Gennaio, reprend le Ion et let manières d'un voiturin.
L'excellent vin 1 mon cher ami,
{Buvant.) Oui, c'est du lacryma-cbristi , Par s.dut Janvier, rcxcelleni vin!
Il est parfait! Il est divin!
.K Livoui'ne , à Flur. née , A Milan, même en France Il n'a pas son pareil; il est vi-aiment exipiis! Non vraiment, non viaimeni, non pas même .à Paris! Le beau métier, le beau destin Que le métier de voiturin !
GENNAIO, le regardant pendant qu'il boit. 11 est amusant. Comme memb.e de la société des Treize, c'est quelipie nouveautour qu'il aura joué avec ce déguisementlà... ([uelipie jeune fille qu'il enlève do bonne vuloidé... celle qu'il a amenée dans son carrosse... c'est cela même! C'est drêle,,, [Ueijardant du côté par lequ^ Hector est
LES TREIZE
BlGTOi. II ait fttbill il e«t diiis. — Acte, I, stiM !•
entré.) Ah! mon Dieu! Isella! ma bonne amie! Quelle borrour !
HECTOR Ah çh! l'ami, une chambre tout de suite , et la plus belle... Tu y feras porter un dîner pour deux!..
GENNAio. Pour deux!.. [A part.) Est-ce qu'ils seraient déjà d'intelligence ?..
HECIOR. Un bon voiturin ne doit jamais quitter ses |.ratiques... aussi, nous dinons ensemble, c'est mou usage... Il nous faut du malvoisie, et du meilleur... Je ue regaidcrai pas au prix, pourvu que la bourgeoise soit contente.
GENNAiu, à }>art. C'est ça! pour voir si elle a le vin tendre !
UECTOn. Justement la voili... Allons, en avant! dégourdis-loi !
ccNNAio. J'y vais , j'y vais... {A part.) Mais je ne les perds pas do vue...