‹ Pièces de théâtreChapitre 73 sur 575 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

ODOARD, GENNAIO, puis ISELLA.

ODOARD, à Gcnnaio. Eb bien ! qu'en dis-tu?

GENNAIO. Vous êtes mon sauveur!.,

ODOARD.' Maintenant, à Isella !,.

GENNAIO. Oui... entrez dan.s sa chambre,,, dites-lui la vérité... elle vous croira plutôt que moi !..

ISELLA, sortant de sa chambre. Et ce voiturin qui ne m'envole pas Gennaio!.. {Elle l'aperçoit.) Ah! c'est lui!..

FINAL

ENSE.MDLE.

ISELLA.

Trouble extrême!

Il est là.

Lui que j'aime.

Et déjà,

A sa vue

Attendue,

De frayeur

Bat mon cœur!

GENNAIO.

Trouble extrême !

La voilà!

Mcirfiui l'aime, Je sens là, A sa vue Imprévue, La frayeur Dans, mon cœur!

ODOARD

Joie extrême !

Isella,

Oui, je t'aime!

Je sens là,

A ta vue

Attendue,

Le bonheur

D'un vainqueur!

ISELLA, à part.

Quoi i je suis en sa (irésencc Sans qu'il cherche à me parler!

ODOARD, bas, à Gennaio.

Va -t'en donc! ta violence No ferait que nous troubler.

GEN.NAio, bas, à Odoard.

En vous seul j'ai confiance, Hàtez-vous de lui parler!

ISELLA, à devii-voix.

St!st!st!

GENNAIO.

Je crois qu'elle m'appelle!

{Il fuit un pai vers elle.) ODOARD, le retenant.

Du tout ! du tout !

GENNAIO.

Si fait !

ODOARD

Non ! non !

ISELLA, à part, d'un ton très-scntimenlal. Il ne viint pas, quand c'est moi qui l'appcUf ! [l'ar une transition brusque, et du ton dont on appelle un garçon en retard.) Hola ! garçon !

GENNAIO, courant X'ivemcnt.

Mademoiselle !

LES TREIZE

ISELLA.

Arrivez donc!

PuisiEims VOIX, hors du théâtre, à grands cris. Eh! Gciinaio!

ODOARD, bas, à Gennaio.

Tiens, là-bas on t'appelle!

CENNAIO.

Du tout! du tout!

ODOARD

Si fait!

GENNAIO.

Non!

ODOARD

Si!

GENNAIO.

Non ! non!

ODOARD, bas- Laissc-moi seul sermonner l'infidèle.

ISELLA, très- impatientée.

Eh bien ! garçon.

GENNAIO.

Mademoiselle !

ENSEMBLE

ISELLA.

Arrivez donc'i'

Pardon ! pardon !

ODOARD

Va donc! va donc!

ISELLA, arec dépit, à Gennaio qui est arrivé près d'elle- Pour vous parler la iicine est assez grande! ODOARD, se plaçant entre eux deux.

C'est qu'en bas on le demande !

ISELLA.

Eh bien! qu'en bas on attende !

GENNAIO, à qui Odoard fait des signes pour qu'il s'en aille.

Non, avant tout le devoir; Mais Monsieur pourra vous dire...

11 va vous faire savoir...

Car lui , la vertu l'inspire.

VOIX DU DEHORS, plus fortB quB la première. Gennaio! Gennaio!

GENNAIO.

L'on y va ! l'on y va !

ENSEMBLE

GENNAIO.

Trouble extrême!

Fuyons-lal etc., etc.

ISELLA.

Trouble extrême !

Il s'en va! etc., etc.

OUOARD.

Joie extrême !

Isella, etc., etc.

{Gennaio sort.) ODOARD, arec joie Je triomphe!., il s'en va!..

A moi seul Isella!..

{Tout à coup OH entend au dehors, et dans le lointain, un cor de chasse sonner une fanfare. Odoard s'arrête et écoule )

ODOARD

Cette fanfare! ô ciel! quelle disgrâce!

La reine arrive! Eh! oui, c'est le signal! Il faut partir! il faut céder la place... Quand j'étais seul, et vainqueur d'un lival. GENNAIO, rentrant , à des paysans qui arrivent de tous cotés.

Savez-vous, mes amis, pourquoi cette fanfare?

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