SCENE XII
Les précédents; LE GREFFIER, suivi de quelques gens de justice.
LKfinEKiitR, à Odoard qui va sortir.
Comme léinoiii auprès du baiigclle
Vous èlcs prii; de passer. '
ODOARD
Pr. !■ de la reine , où le devoir m'appelle.
Je cours! mais Gennaio pourra me remplacer; Il dira tout... à lui vous pouvez vous lier.
ENSEMBLE
ISELLA.
0 contre-temps barbare Qui de lui me sépare !
Je n'y comprends plus rien.
Quel est donc son dessein'?
Je réfléchis en vain.
Dieu! voilà qu'on l'emmène; Ali ! pour moi quelle peine!
Sans Iç voir, quoi! partir!
C'est vraiment trop soulfrir!
0 contre- temps barbare Qui d'elle me sépare !
Loin d'elle il faut partir; Ali ! c'est par trop souffrir!
Malgré moi l'on m'entraîne; Quel ennui! quelle peine!
Loin d'elle il faut pajtir; C'est vraiment trop soulfrir!
ODOARD
Forcé de m'éloigner, du moins je les sépare! Ah ! je suis en défaut.
Mais lin temps de galop Et j'y serai bientùl.
Quelle peine !
Quoi! déjà c'est la reine!
La voilà! sa venue
imprévue
Met mon cœur
En fureur !
LE GREFFIER ET LE CHOEUR, à GomoiO.
Allons donc! qu'on l'entraine!
Fiiut-il donc tant de peine Pour le faire obéir?
Il fairt partir!
{Le greffier et les gens de justice emmènent Gennaio. Odoard voudrait rester encore , mais les sons de- .. viennent plus forts et plus pressants. Furieux il s'enfuit sans pouvoir parler à [sella, qui, demeurée seule, va s'asseoir sur la chaise prés de la table, en témoignant son étonnement de tout ce qui vient de ^e passer.)