HECTOR ET ODOARD
m'apiiarlient. . elle est mi femme !
Non, non, qu'elle prononce, ou mon bras furieux...
ISELLA, allant de l'un à l'autre.
UECTon, à piirt. Sa Icuime!..
Mou frère!., mon mari!..
ISELL.4. Moi, mariée.'..
{A part.) Je tremble...
; GCNN.iio, à part. 11 ne me mamiuait plus que ça!
ODOARD. J'en jtrends k témoin monsieur le comte, votre
(Haut.)
frère-... Qu'il parle. . qu'il rende hommage à la vérité...
Eh bien! donc, je suivrai...
Je suis sur qu'd ne me démentira pas!.. J'y compte!
HECTOR
UECTon, à purt. Ohl notre convention !.. (Uaut.) Cer-
Lequel do nous'?
tainement... je ue peui pas dire le contraire !..
ISELLA.
ODO.tno. Vous entendez?., il on convient!
Tous deux.
(Geste de colère de Gennaio , dlleotor et d Odoard.]
HECTon. Mais avant tout, perracllcz... Il faudrait au
Tous trois nous partirons ensemble.
moins s ivo^r où est le contrat de mariage qui prouve que
ma sœnr est votre femme'?
* EN.'iEaDLE.
oDiMiiD. Où il est? . il côté de l'extrait de baptême qui
prouve que ma femme est votre sœur!
0 terrible chance!
HECTOB. C'est juste!
On peut en tout temps
ODO.irin. Et maintenant, marquise de Roscnthal, suivez
Choisir, je le pense.
votre époux.
Entre deux amants;
Mais comment donc faire
FINAL
Quand il faut ici Choisir entre un frèro
Ou bien un mari?
GENNAIO, Stupéfait.
HECTOR ET flDOARD, cl part.
0 ciel !
0 la belle avance !
ISELLA.
Entre deux amant»
Quoi! me voilà marquise?
Choisir, par décence.
.\ cba(in; instant redouble ma surprise.
Deux en même temps!
HECTOR
Et que peut-on faire
Un mot, pourtant, marquis, un seul...
Quand on est ainsi
0D0.4KD.
Placée entre un frère
Jo le permets.
Ou bien un mari ?
HECTOR
GENNAIO.
Vos droits, comme mari, sont, je le reconnai»,
Ah! quelle soulfrance !
~ Aussi sacrés que les miens comme frère.
Quel affreux tourment!
ODOARD
Non , plus d'espérance
C'est la vérité tout entière.
Pour un pauvre amant.
, HECTOR
0 destin contriire ,
Mais vous comprenez bien que le rang de ma sœur,
Qui m'a fout ravi !
Les usages du monde et surfout sa pudeur...
Ah ! c'est trop d'un frère
Car, avant tout, c'est par là qu'elle brille...
Et trop d'un mari!
ODOARD, avec impatience.
iiï.c'cox\., faisant la moue.
Eh bien ?
Partir tous trois, c'est sans doute agréable.
HECTOR, gravement.
ODOARD, de même.
Eb bien ! ce n'est qu'au sein de ma famille
Mais il fait nuit.
Que je puis en vos bras la remettre.
HECTOR
ODOARD
Le temps est détestable.
Très-bien.
GENNAIO.
HECTOR
Et les brigands par ici sont nombreux.
Jusque-là, c'est le droit, je reste son gardien;
Et dans sept ou huit jours peut-être...
Des brigands!., ah! je tremble. .
ODOARD , à part.
(Regardant Gennaio)
Huit jours! il sera temps...
Et pcul-étro en ces lieux
(ffOHf.)
On pourrait s'arrêterjus(|u'e'i demain ?..
Non, Monsieur, Dieu merci!
ODOARD, vivement.
C'est à moi d'ordonner.
Sans doute.
HECTOR
HECTOR, de même.
C'est moi ipii suis le maître
Attendons àdemain pour nous remettre en route.
ODOARD, preiia/tt la main d'Isclla.
ISELLA, à part, et regardant Gennaio.
Une femme avant tout doit suivre son mari.
A Gennaio, du moins, je ferai mes adieux.
HECTOR, prenant l'autre main.
L'n frère a sur sa sœur une entière puissuuco.
Et cette nuit l'on peut, dans celle hêtelleric...
ODOARD
GENNAIO, vivement. •
An nom de la morale...
Ve.us loger très-commodément.
nrcTOR.
ODOARD
Au nom de la décence...
A merveille!.. Un apparlenient.
ODOARD, S échauffant.
(.}lontront Hector.)
Je défendrai mes droits !
Là, pour monsieur le comte.
HECTOR , de même.
HECTOR, à Gennaio.
Je défendrai les miensl
Un autre, je t'en prie.
ODOARD
l'our monsieur le marquis.
C'est mol qu'elle suivra !
ISELLA.
Et puis moi?
• C-'isl moi, je le soutiens!
ODOARD
TOI s uEEx, 46 menaeanl.
Dieu merci!
C'est moi ! c'est moi! c'est moi !
Une femme, avant tout, doit suivre son mari.
LES TREIZE
HECTOR
Un frère a sur sa sœur une entière puissance.
ODOABO.
Au nom de la morale...
HECTOR
Au nom de la décence...
ODO.VRD.
Je défendrai mes droits I
HECTOR
Je défendrai les miens!