DUETTO
ODOARD
En bon militaire IVIoi qui fis la guerr.'.
Avec audace Contre la place Tentons soudain Un coup de main.
GENNAIO, qui descend l'escalier, écoute. Hein?
ODOARD
Oui, d'un pas alerte, A la découverte Marchons sans crainte; Par cette feinte Qnc le plus fin L'emporte enfin!
CENN.tio, écoutant toujours et de$cendnnl t'cicalier. Hein'?
ODOARD
Pendant que la belle, A l'amour rebelle,
Ici sommeille.
Moi je veille.
Heureux destin
Bonheur certiun!
GENNAIO.
Hein?
ODOARD
Oui, voilà sa porte, L'amour, qui m'escorte.
Saura sans peine
Tourner le pêne.
Le dieu malin
Guide ma maiu.
GENNAIO.
Hein'? [Pendant qu'Odoard va à tâtons vers l'escalier du fond, Gennaio, sur ta ritournelle, descend la scène à pas de loup et chante à son tour.)
Sans savoir la guei ro.
Je pourrai, j'espi're, Mettre en fuite Tout de suite Ce vaurien; Tenons-nous bien.
[Odoard pendant ce temps a monté l'escalier et s'est approché de la porte d'isella, qu'il a trouvée fermée.)
ODOARD
Hein?
GENNAIO.
Ici je protège Le fort qu'on assiège.
Et puis j'empêche Toute brèche;
Par re moyen Il n'aura rie:i.
ODOAiiD, croulant.
lleiii?
(Odoard redescend et rencontre Gennaio au (ms de l'escalier.)
ODOARD
Eh quoi! c'est toi?
GENNAIO, à part.
Le mari! le mari!
ODOARD
Eh mais! la clé?
Elle n'est pas ici.
ODOARD, vivement.
L'aurait-on prise?
GENNAIO.
Eh ! oui, ce grand seigneur.
ODOARD
Hector?
GENNAIO, affirmativement Hector.
ODOARD, avec colère.
Et tu l'as laissé lairc'î
GENNAIO.'
.Le grand mal! N'est ce pas un fière?
ODOARD
Son frère? Eh! non... et c'est là ton erreur C'est une ruse.
GENNAIO.
Ciel! c'est un faux frère!
ODOARD
Eh! oui.
Reste là; veille bien sur-lui.
Empèche-le d'entrer.
GENNAIO.
Soyez tranquille.
ODOARD
Je prends un flambeau.
Bien.
ODOARD
Et puis, à dnniicilc, S'il le faut, je m'installe ici toute la nuit.
GENNAIO.
C'est dit.