‹ Pièces de théâtreChapitre 92 sur 575 · DUETTO · texte numérisé non relu

DUETTO

ODOARD

En bon militaire IVIoi qui fis la guerr.'.

Avec audace Contre la place Tentons soudain Un coup de main.

GENNAIO, qui descend l'escalier, écoute. Hein?

ODOARD

Oui, d'un pas alerte, A la découverte Marchons sans crainte; Par cette feinte Qnc le plus fin L'emporte enfin!

CENN.tio, écoutant toujours et de$cendnnl t'cicalier. Hein'?

ODOARD

Pendant que la belle, A l'amour rebelle,

Ici sommeille.

Moi je veille.

Heureux destin

Bonheur certiun!

GENNAIO.

Hein?

ODOARD

Oui, voilà sa porte, L'amour, qui m'escorte.

Saura sans peine

Tourner le pêne.

Le dieu malin

Guide ma maiu.

GENNAIO.

Hein'? [Pendant qu'Odoard va à tâtons vers l'escalier du fond, Gennaio, sur ta ritournelle, descend la scène à pas de loup et chante à son tour.)

Sans savoir la guei ro.

Je pourrai, j'espi're, Mettre en fuite Tout de suite Ce vaurien; Tenons-nous bien.

[Odoard pendant ce temps a monté l'escalier et s'est approché de la porte d'isella, qu'il a trouvée fermée.)

ODOARD

Hein?

GENNAIO.

Ici je protège Le fort qu'on assiège.

Et puis j'empêche Toute brèche;

Par re moyen Il n'aura rie:i.

ODOAiiD, croulant.

lleiii?

(Odoard redescend et rencontre Gennaio au (ms de l'escalier.)

ODOARD

Eh quoi! c'est toi?

GENNAIO, à part.

Le mari! le mari!

ODOARD

Eh mais! la clé?

Elle n'est pas ici.

ODOARD, vivement.

L'aurait-on prise?

GENNAIO.

Eh ! oui, ce grand seigneur.

ODOARD

Hector?

GENNAIO, affirmativement Hector.

ODOARD, avec colère.

Et tu l'as laissé lairc'î

GENNAIO.'

.Le grand mal! N'est ce pas un fière?

ODOARD

Son frère? Eh! non... et c'est là ton erreur C'est une ruse.

GENNAIO.

Ciel! c'est un faux frère!

ODOARD

Eh! oui.

Reste là; veille bien sur-lui.

Empèche-le d'entrer.

GENNAIO.

Soyez tranquille.

ODOARD

Je prends un flambeau.

Bien.

ODOARD

Et puis, à dnniicilc, S'il le faut, je m'installe ici toute la nuit.

GENNAIO.

C'est dit.

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