SCENE XVI
TRIM, HENRIETTE, ci successintmcni LO . DOISKA, FLAMBKRGE, LOUIS, TITINK LES OUVRIÈRES, LE COLONEL.
TRIM, passant la tête.
Tiens ! d'où sort-il donc? [Entrant tout à-fait.) Il est vexé !... Le cachot, je m'en moque pas inul, pourvu que mon lieutenant... Eh! mais, où est-il?...
LODOISKA, entrant furieuse, par la porte du fond.
C'est une horreur ! c'est une indignité ! [Allant à Trirn.) Vous êtes... vous êtes...
TRlU.
Ah ! bah ! Est-ce que vous avez été derrière le rempart?
LODOISKA.
Vous mériteriez...
TRIM
Ah! mon Dieu! je me rappelle maintenant! c'était à la Préfecture.
LODOISKA.
Taisez-vous... ou je vous arrache les yeuxl
TRIM
Ah! merci... j'en ai besoin pour faire l'exercice ; faut pas faire du tort au gouvernement. HENRIETTE, entrant par la gauche et portant un carton.
Et mademoiselle, mademoiselle, qu'est-elle devenue?
LODOISKA.
Mi'« Nadège!... Eh! mon Dieu ! elle partait comme j'arrivais, pâle, défaite,., elle se cachait les yeux avec son mouchoir... elle ne m'a pas même vue.
HENRIETTE
Ah! je cours!
Elle sort par le fond.
TRIM
Hein ? Qu'est-ce que cela veut dire?
FLAUBËRGE, entrant, le nez tout rouge et grelotant.
Ohl ohl je gèle! je gèle!... Petit drôle I TRIM, ria)it.
Ah! bah! Est-ce que vous avez été à la Préfecture?
FLAHBKRGE.
Puisque tu m'avais dit...
TRIM
Ah ! pauvrepapaFlambergel je me suis trompé, c'était derrière le remparl.
f" L *. M B E R G E , <( Lodo ïska '
Il y a une heure que je vous attends, ma chère; j'en ail'onglée I
LODOISKA.
Et moi donc ! dix tours de rempart.
TITINB, entrant par la gauche avec Isi autres
ouvrières.
Eh ! mais qu'y a-t-il? Entendez-vous ce bruit?
l\liisi<iue jusqu'à la lin de l'aile.
* I.oduiska, Kluiiiberye, Trim.
MAGASllN THRATRAI
TLAMRBRGE.
Ah! oui! une dispute!
TRIM
On se bat, j'y cours !
11 va pour soilir.
FLAHBBRGB, coTitimiant.
Entre le petit Louis, {Trim s'arrête) le lieutenant et le capitaine... une fameuse dispute 1 TRIM, revenant.
Louis!
FLAMBERGE
Je ne sais pas ce qu'il y a entre eut... mais tout-à-l'licure. comme j'acrourais ici tout grelottant, je les ai vus; ils sortaient d'un groupe d'officiers pour regagner le poste tout près de là... le capitaine avait l'air de commander quelque chose au petit, qui lui a jeté son gant à la ligure.
r.0I)0ISKA.
Il a osé! Quelle audace !
Il a bien fait.
FLAMBERGE
Lorsque le colonel a paru...
LES OUVRIÈRES, apercevant Louis.
M. Louis!
Il parait, pà'e, défait, liors île lui cl tremblani de colère.
TRIM, courant à lui.
Louis! tu trembles... Vous tremblez, Louis... répondez-moi!
LODIS.
C'est bien ! c'est bien!
TRIU.
Mon lieutenant, qu'est-ce donc? Le capitaine...
LOUIS
Le capitaine! Oh: je le tuerai.
TRIM, courant au fond.
Ah ! c'est donc lui? Je cours, je lui dirai... (Le colon tl parait, suivi d'un adjudant-major.) Oh \ mon colonel*...
li Ole ton bonnet.
LE COLONEL
Lieutenant, vos armes!
TRIM
Ah!
Inouïs remet son épe'e b l'adjudant. LE COLONEL.
Rendez-vous en prison !
TRIM, s'essuyant les yeux ei à part.
Pauvre Louis !
Trim lui serre la main sans être vu. — Mouvement général. Le rideau tombe sur ce tableau.
* A gauche, les Ouvrières, Loiloïska,Flamberge; au milieu, le Colonel et rAdiudaijl;à droite, Louis et ïrim.
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