SCÈNE V
MQNTÉCLALX, seul, puis ALY.
MONTÉCLAIN.
Oh! les malheureux!... échapperont-ils du moins h l'outrage que leur a préparé celte indigne Léona?... J'ai vu Mme de Beauval cuuseï avecBrias; ils ont parlé de l'enfant caché, ils oui parlé de la Closerie des Genêts. Il faut en linii avec celte infernale Léona qui a porté la honli et le malheur p:ntout où elle a passé... Mon oncle d'Ucricy ne m'a pas répondu... j'irai moi même. 11 doit y avoir dans l'cxislencc mystérieuse de celte femme nn secret de plus que le crimi pour lequel il l'a chassée... Mais d'abord il faudrait quelqu'un pour envoyer à Nantes.
A1,Y, entrant rapidement.
Colonel 1... colonel !
MONri^XLAIN.
Eh bien ! quoi?...
ALY
Colonel, vous ne savez pas ce qui se passe ?.. Un affreux malheur... On parle d'une jeune QH' séduite.
MONTIÎCLAIN, à part.
Oh ! je l'avais oublié, lui !
ALY
On parle d'une noble demoiselle...
MOXTÉCLAIX, à part.
Ah ! il ne sait encore rien, el je puis l'éloi gner...
ALY
On parle d'un enfanl caché.
MONIÉCLAIN, vivement.
Sottises inventées par quelque misérable doi il faut faire justice...
ALY
Mais, colonel, on cite des circonstances posil ves, terrible?... Etsavez-vous qui l'on accuse?
MONTÉCLAIN.
Mensonges ! calomnies qui exigent une répon prompte et foudroyante... Ecoute, Aly... tu v partir à l'instant... lu iras à iN'antcs chez M. d'.' vatianne... Tu le connais?
ALY
Oui.
MONTÉCLAIN.
Tu lui diras de venir à Monléclaiu... ou plut lu l'aujéneras toi-même...
ALY
Mais s'il me demande...
MONTÉCLAIN.
Tu lui diras qu'il s'agit de l'affaire pour I