SCÈNE I
LOUISE, PERRINE, Paysans, Pavsanne.s , puis KÉROUAN.
PERRIMÎ.
Pourquoi donc que le maître nous a tous fait revenir des champs comme ça?...
LOUISE
11 va vous le dire, sans doute...
PEnRINÉ.
Ce n'est pas encore l'heure, et puis il a l'air
tout fâché... nous n'avcins ponrlaul rien fait de mal ?
l.nlMSF..
Attendez... (.\ part.) J'allesids bien, moi!... pinni.xr.
M.'misclie. je ne Sais pas ce qui se passe, liiii;
vous avez eu pilié des naihcuiciix Eh! b^n
donc, s'il votis était arrivé fnalheur à vHMS et à votre pèe... je ne sais pas, moi... ça serait é.ial... nous Iravaillcrions tout de niéme... n'esl-.cpas vous antres?...
LA CLOSERIE DES GENÊTS
LES PAYSANS
Certainement...
PERniNE.
On nous paierait plus tard...
KÉROCAN a descendu le petit escalier, il s'approche et jciie un sac d'argent sur la table. Comptez cet argent, Louise...
LOUISE
Moi î... moi?...
KÉROUAN
Oui, vous... il faut au moins garder ce qui nous reste d'honneur... (Louise se met à compter.) Madeline n'est pas revenue ?
PEUIilNE.
Non, monsieur... elle n'a peut-être pas lrou\ô votre fils...
KÉROUAN
Elle le trouvera. ( Il s'assied. ) Venez ça, vous autres... je n'ai pas à me plaindre de vous; vous avez bravement et Iionnêloinent gagné votre pain fhez moi... ce n'est pas comme ça pour tout le monde; mais enfin... Dieu fuit les choses comme il veut... Atissi, je vous le dis, tant qu'il y aurait eu une miche à la maison, il y en aurait eu pour les bons sujets; mai-; personne n'est mailre de
sa volonté il faut que je quitte la ferme, mes
enfans...
PERRINE
Vous?...
Vous, père Kérouan?...
PEURINE.
Ça n'est pas possible...
LOUISE, à part.
Que veut-il faire, mon Dieu?...
KÉROUAN
Je l'aurai quittée ce soir...
PERRINE
Mais pourquoi? monsieur Kérouan, pourquoi ?...
RÉROCAN.
Vous le saurez demain peut-être aujourd'hui... peut-être dans une heure. — C'est pour cela qu'il faut nous dépêcher... Dites ce qui vous est dû, on va vous payer.
TOUS
Mais, monsieur Kérouan...
KÉROUAN
Louise va vous faire vos comptes.
LOUISE
Mais, mon père...
KÉBODAN.
Vous savez bien que je ne sais ni lire ni écrire... et vous n'avez pas d'intérêt à les tromper ceux-là...
(Il va au fond, s'assied sur l'escalier la tête dans ses mains.)
Tene, François, est-ce là votre compte et celui des liboureuri?..,