‹ Pièces de théâtreChapitre 154 sur 1093 · FIN HV QUATRIEME ACTE · texte numérisé non relu

FIN HV QUATRIEME ACTE

ACTiî: Y, I" TABLlî:iVlI, SCEiSË 1.

ACTK CliNQUll'^ME.

jp Mt f: if8 M iE ti T ,1 a E, m: .1 af.

Le Ihéâlie repr"-ci;le un boudoir. — Au Ibini, trois portes ouvrant sur un riche baion ; porles lalérales. — A droite, une grande table ronde couverle d'un t;ipis \erl cl chargée de livres, papiers, encrier, etc.

MOiNTÊCLAIN, d'AVATIAMSE, BRI AS.

d'AVATIA1S>'E, assis pn.s de la table. Pardon, culone!, mais prenez garde à ce que }ijs allez faire.

MONTÉCLAIÎM.

J'en prends la rcsponsabililé loul entière.

d'aaatianni:.

Vous êtes incapable d'un acte d"iiiic|iiilé, je le is; mais vpus ces militaire, Monléclain; vous ez pris à l'armée des habilnde.s de snlirp, qui )iis persuadent q'ic, du momoul qu'une chose t juste, vous avez le droit de lu faire, sans •us inquiéter des formes.

uiUAS, riant.

Ah! je comprends la a a... forme, comme dit ridoison.

D'AVATIANNIi).

Oui, mon cher Brias .. la forme ; elle est mme toutes les choses de ce monde, stupidc :iiid on en abuse, excellente quand on s'en ri (Jani une juste rnçfure.

I BRIAS.

' C'est la ressource des coquins en mille occa-

d'avatiannk.

C'est possible ; maisnefût-ellcqu'unc seule fojs protection de l'innocence, il faudrait la resctcr...

MONTÉCLAIN.

Ouyez-vous donc avoir alTaire à une feiiimc noccnte, malheureuse et persécutée?...

u'avatianisu.

Comme homme du monde, je jnge M""= de •auv;-,l et je la méprise; cumriie magistral, je n'ai Il à voir dans sa conduite.

montéclaix.

Au dialile soient vos diclinctions de Palais!... )us refusez donc de me second<r?

BlUAS.

Je suis à vous corps et âme, Montéclain ; j'ai • si sottement l'.igciit di's nwuvais desseins de ">e de Bcauval, que je m'associe avec joie à tout

i'ii peut vous aider à la punir.

d'avatia>'mî.

!o m'y associe d'aussi grand cœur que vous, ias; mais je dois avertir ^Montédain (|u'il joue

jeu à se fairii destituer...

MONTÉCLAIN.

Et vouK aussi sans doute?...

d'avatiaNNE, se levant.

J'aurais oublié tout ce que je vous dois, $i j'y avais pçnsé...

MQNTÉCLAIN.

C'est donc à moi de le faire pour vous... Je votis reprends le rôle que je vous avais destiné, et je

courrai seul la chance.

d'ayatianne.

Vous m'avez mal compris, Montéclain .. Le premier devoir de l'amitié est de dire à un ami : Voilà le danger où vous marchez ; le second, c'est de l'y suivre coule qiie coûte.

Eh bien ! d' Avatianne, j'accepte... Certes, j'ai à cœur le salut de Louise et la punition de M^e de Beau val... mais je ne prétends pas cependant les obtenir par des moyens indignes d'un homme, (lu'il porte la robe ou l'uniforme.

BIÎIAS.

Kl moi ?...

MONTÉCLAIN.

Vous êtes mon premier complice... I^Iais, ditesmoi, CCS -dames viennent-elles ?.,.

BRIAS.

nia mère est au salon... avec M. et M^e do Firmiani, les Francheville, les Baslcrnc...

MONTÉCLAIN.

C'est très bien. ..Vous savez ce dont nous sommes convenus... allez trouver ces dames, rcmercicz-les de ma part.

BRIAS.

Je vous préviens qu'il vous faudra faire votre paix avec ma sœur... elle est furieiige de ne pas avoir élé invitée.

MONTÉCLAIN.

Je ne suis pas assez sûr de ce qui va se passer clsedirc ici, pour en rendre témoin une jeune fille. Mais l'heure approclie... allez, cl n'oubliez pas le notaire... vous l'avez bie.i stylé?...

BUIAS.

Une machine à vapeur écrivante et grossoyanto ne sera ni plus impassible, ni plus silencieuse... Je vais le chercher. (Il sort.)

MONTÉCLAIN.

Tiés bien... (\ U'Avaiiauiie ) Et le livre sacra mentel?

l)'AVATIA^NE.

Le voici.

MOJiTÉtLAIN.

Veuillez mettre le signet à la page oii est étjrite la seule espérance qui nous reste,.. (Allant à une

LA CLOSERIE DES GENÊTS

porte de côté.) Silcncc... une voilurcdans la grande avenue!... C'est W'e de lleauval.

d'avatianne.

Ou un autre de vos invités...

MONTÉCLAIN.

Non... tout le monde est arrivé par le parc.

d'avatianne.

El Georges d'EsIcve? ..

MONTÉCLAIN.

Oh ! il est venu, mais je l'ai mis sous clé ; je réponds de lui, et du diable s'il peut s'échapper. Je le donne au plus vigoureux et au plus adroit... Des murs tout nus et une lucarne grillée, à dix pieds du sol...

d'avatianne.

Ce n'est donc pas une plaisanterie que ces prisons terribles que renferment les vieux châteaux de la Bretagne?

MONTÉCLAIN.

Ni les prisons... ni les moyens épouvantables de supplice. (Il pousse un bouton caché dans l'une des moulures de la porte du fond ; une trappe s'ou ■ vre.) Regardez...

d'avatianne.

Des oubliettes!

(D'Avaiiaune se penche sur le bord du trou. Moniéclain l'arrête.) Eh I doucement... ce serait un voyage dangereux,.. (La trappe se referme.) Vous voyez qu'il ne manquerait rien à notre exécution.

UN DOMESTIQUE, entrant, à voix basse, et rapidement à Monléclain.

Madame de Bcauvali...

MONTÉCLAIN, très vivement, à d'Avatianne. A votre poste!... et prévenez Brias et le notaire.

(D'Avatianne se retire par la porte du milieu, au tond.)

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SCÈNF II.

MONTÉCLAIN, LÉONA ; puis BRIAS, D'AVATIANNE, le Notaire.

LÉON A, entrant p.ir une porte dérolx'e. Mon Dieu ! que de mystères pour pénétrer dans le château d'un lion parisien I... Bonjour, Monlérlaiii... dites-moi, mou mari est-il arrivé ?...

MONTÉCLAIN.

l'as encore.

laut mieux... je pourrai rire un peu.

MOMÉCLAIN.

Lh ! de quoi donc?...

LÉONA

Eh! mon Dieu, de la figure de Goorf;cs lorsque je l'ai présenté à mes invités... et puis de sa fugue quand j'ai voulu recevoir ses rcmercimens...

MONTÉCLAIN.

En effet, le coup de théiUre a été su|>ctbc ( t

inattendu... et vous verrez que je m'en suis sou venu.

LÉONA

J'aurais donné quelque chose pour voir la mini du général en pareille occasion... et celle de m; rivale... quiconiptait bien devenir comtesse d'Es téve... cela a dû être fort amusant !

MONTÉCLAIN.

Au fait, Léona, c'est très plaisant!... celte fill< déshonorée, ce père désolé...

LÉONA

Ah ! ma foi, ça les regarde...

MONTÉCLAIN.

Ce IVcre qui compte bien punir voire mari...

LÉONA

Est-ce qu'on se bat avec ça ?

Quand on ne se bat pas avec ça, ça vous tue. et à moins qu'il ne vous convienne d'èti veuve...

LÉONA

Je n'ai pas assez usé des charmes de mon m; riage pour en être là.

MONTÉCLAIN.

C'est pour cela que, moi et mes amis, noi | voulons vous épargner celle infortune ; car il t temps que vous sachiez que nous ne sommes e semble ici que pour décider de votre posilii vis-à-\is de la famille d'Eslève...

LÉONA

Ma position n'a rien d'équivoque, je suppose

MONTÉCLAIN.

Sans doute, mais le général ne l'accepte ( comme il vous convient de la faire, et il a cliai quelques amis communs de prendre avec y( i des arrangemens.

LÉONA

Une séparation?... encore!...

MONTÉCLAIN.

Vous allez le savoir.

(Il frappe dans ses mains; ses trois amis paraisse un ;i cbiKiue coup, ainsi: IJrias le premier, la porte latérale ;i droite; le notaire le secc par la porte latérale à gauche; et enfin, d'A tianne le troisième par la porte du milieu.) LÉONA.

Qu'est-ce cela ?

M. de Brias, que vous connaissez... (Pré.^en d'Avatiaime.) M. de Marsayquejc vous piéscn (Présentant le notaire.) M. de Uastignac, tous d . mes amis... Veuillez prenilre place.:.

( Les trois hommes prennent place autour de la t; ^ Mniitéclain offre un fauteuil à Léona près de la t. i Il s'assied un ujomcui après, de l'autre cAté.)

LÉONA

l'ardon... mais je n'ai pas l'honneur de f naître vos amis... quoiqu'il me sctnble (ptc j<l( rappelle leurs noms ; et je ne vois pa5 ci M. d'Esléve... qui de devrait être le premieilj ntoin de cet entretien.

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