‹ Pièces de théâtreChapitre 181 sur 1093 · HORTENSE, PAULINE · texte numérisé non relu

HORTENSE, PAULINE

PAULINE, le suivant des yeux.

Un millionnaire ! ça ! Au fait, M. Langlois l'est aussi...

noRTENSE , à elle-même.

La destinée de mon père dans les mains de cet homme ! I... Oh ! ma terreur de ce matin était un pressentiment!

PAULINE

Que dis-tu?

noniENSE.

Je dis que M. Georges Maurice a prêté à mon pérc quatre cent cinquante mille livres qu'il ne peut lui rendre... je dis que tout ce que nous possédions est maintenant ù M. Georges Maurice.

PAULINE

Ah ! mon Dieu !

nOIlTENSE.

Mon pauvre pérc!... Il est là, abandonnant à ce créancier ce qu'il appelait la fortune de son enfant... Comme il doit souffrir... Oh! ma place est auprès de lui...

(Elle va s'élancer vers le cabinet de M. d'Aubcrive j

le comte en sort, toujours pâle et faible, mais caln-.c

et résigné.)

UORTENSE , rembra.ssaDt.

Mon bon père 1... j'allais à loi pour le donner du courage...

LE CO.MTE.

Je viens de déléguer tout ce que nous avions pour rembourser mon créancier. Je n'ai pas eu la force d'assister à ce débat jusqu'à la fin ; je suis sorti, laissant (A Pauline.) votre mari [iréparcr l'ncte qui va faire Î\I. Maurice mnilrc de cet hôtel... que nous quitterons des aujourd'hui... Pour quelque temps , madame Langlois voudra bien nous donner l'hospitalité.

PAULINE

Oh ! monsieur... Ilortensc... tout ce que j'ai est ù vous.

LE COMTE

Je sais que vous ctcs une bonne cl sincère amie.

ACTli J, SCÈiNE XI.

nORTEKSE.

Oh! Charles non plus... ne nous abandonnera pas.

LK COMTE

Charles... oui, c'est un noble cœur... J'avais espéré... j'avais rêvé pour lui... pour toi... mais il n'y faut plus songer... M"^ d'Auberivc n'apportera pas à son époux la misère en dot.

(Il tombe sur la causeuse, à droite.) HORTENSE, à elle-même.

La misère!... (Couraut a son père.) Oh! je t'en supplie, prends courage... ta fille te reste... Elle travaillera, s'il le faut. Elle ne regrettera rien de son passé... rien... si Dieu lui conserve son père!...

(Hortensc est à genoux devant son père qui , tout en sanglotant, couvre sa fille de baisers. Pauline cache sa figure dans son mouchoir. Georges sort alors du cabinet, à gauche, et s'arrête à la vue de ce tableau.)

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