SCÈNE II
Les Mêmes, EDGARD, HERBERT.
EnCARD.
Nous sommes arrivés, mon cher.
HERBERT
Comment ! c'est ici la demeure de lord Aslhonî
EDGAlîD.
Ou plutôt de sir John I\Iaurice, car c'est le nom qu'il affectionne. Riche comme un nabab, mon cher cousin veut que son immense fortune profite au pays; et, grâce à ce noble patriotisme, il a doublé, \lepuis vingt ans, les millions qu'il tenait de son père.
DEBRERT.
Tant mieux, car il n'a pas d'cnfans, ce me semble ?
EDGARD
Je suis, en effet, son unique héritier ; mais je suis en même temps le seul homme auquel mon généreux cousin ne donnerait pas un nciiiy.
En vérité?
EDGARD
Parce que je suis inutile au pays; car c'est aussi un grand moralislo, que mon cousin. Mais heureusement j'ai, dans les Indes, un oncle nioim ridicule.
HERBERT
Alors que viens-tu faire chez co vieux parent si intraitable?
EDGARD
Mon cher, on ne doit jamais se brouiller avec les vieux parens, surtout quand ils ont, comme celui-là, deux jeunes et jolies pupilles...
UERBLRT.
Ahi ahl songerais-lu à te marier?
EDGARD
Moi ! Allons donc, mon cher, je ne me marie jamais ! ,.