SCÈNE IIL HARRY, EDGARD, HERBERT, plusieurs
DAMDIES.
Venez donc, venez donc, messieurs, jo vous répète que nous pouvons attendre ici, la vente n'aura pas lieu sans nous... je vous en réponds...
OERBERX.
C'est que pour rien au monde je ne voudrais y manquer... Il faut que je voie la figure de la pauvre femme, cl la contenance du drôle qui la vend .'...
HARRY
Pardon, messieurs, est-il bien vrai qu'en Angleterre... qu'à Londres, un pareil marché puisse sérieusement se conclure?...
EDGARD
Si c'est vrai ?... mais c'est une do nos plus anciennes coutumes...
HARRY
Qui remonte sans doute à des temps d'ignorance et de barbarie !... et qu'une loi devrait faire disparaître.
EDGARD
Chez nous, monsieur, les vieiliescoutumcssont plus fortes que les lois... C'est surtout par ses vieilles coutumes que l'Angleterre (O gouverne,
et elle respecte même les mauvaises, afin de ti \ respecter les bonnes... Nos pères vendaient le femmes!... c'est demeuré depuis, un privilège" peuple!... Mais d'où venez-vous donc, monc monsieur, pour ignorer cela?...
UARRY.
Je viens de Calcutta, monsieur...