SCÈNE XV
AMÉLIE, LOUISE; CARLES, dans l'^ui.
AMÉLIE, avec désespoir.
Le voilà donc venu l'affreux moment du réveil! Ruiné, déshonoré, près de perdre sa liberté!... et, tandis que je l'attends ici dans les angoisses de la terreur, il est encore au milieu des complices et des auteurs de son i.rinie!... G mon Dieu! quand verrai-je la fin de mes tourments?
LOUISE
Tout est rentré dans le silence; mais quel avenir nous attend? (VcnajU vers Amélie. ) Ah! ma chère maîtresse , quelque nouveau malheur qui puisse vous menacer, promettez îi votre Louise qu'elle ne vous quittera jamais.
AMÉLIE
Ah ! c'est moi qui t'en conjure ! qu'il me reste fin moins u»c amie.. Mais, Louise, où est
IIIUIl iil&?
LOL'ISE.
11 repose chez moi, madame.
AMÉLIE
Je voudrais rc:A.urasscr... mais non , ne trouble pas son soiiiuiiri!. Pauvre enfant!... (Et^ V* t'aiKoir, le liouvr devant sa toilette, remarqua M parure, et recule comme ri(i»vtr.) Ah! cette pa-
ANS
rure, et la misère !... (A Louite.) Cesl un habh de deuil que j'aurais dû porter depuis mon mariage. Viens, Louise, viens; que personne ne me voie dans cet état qui me condamnerait maintenant au mépris; viens!...
(Louise prend une luniicre, et elle suit Amélie dans le cabinet.)