SCÈNE XI
WARNER, GEORGES, et ensuite GEOR- GETTE.
WARKER , (c débarrassant de son bâton et de sa besace A la bonne heure ! je ne demande pas qu'or me tienne compagnie... mais, puisque ti m'accordes l'hospitalité , tu ne me refuseras pas, sans doute, le reste de ton souper" ( Il se met à table , Geor(;es reste k l'autre extrémité de li cabane.) Diable!... tu n'es pas, à ce que ceh dénote, aussi pauvre que tu en as l'air... L'er cellent vin! (Il boit.) Ah! il fallait cela poui me remettre... Georges, tu restes là?... alloD: donc, viens, buvons un coup... Tu refuses di boire avec moi?... est-ce que tu conserverai encore quelque envie de te venger?
( Il met la main sur son bâton. ) GEORGES, d'un air sombre.
Non ; un mot que tu n'as pu comprendre . désarmé ma main. J'ai perdu le désir de m venger de toi; j'en ai peut-être aussi perdu 1 droit... Mais Amélie, tu l'as trop outragée elle a raison de te ha'i'r et de te mépriser Miser...
WARSER.
Dans le fait , cela est juste... et pourtan c'est fâcheux! oui, c'est fâcheux, peut-êtie pour toi sur-tout.
GEORGES
Pour moi ?
WARNER
A moins que tu n'aies d"autre.<! resEOurces.. (Continuant à boire et à manger.) Quant à moi encore un peu de patience, de courage... 11 n faut qu'une occasion , une rencontre ; cela peu arriver tous les jours; et ma fortune est réta blie.
GEORGES , l'obtervant.
Comment?
WARNER
Oui; j'ai découvert un secret.
GEORC'ES.
Un secret!
WARSER , se levant.
J'étais loin de songer à toi, en arrivant dan ce pays; mais, en te retrouvant dans un élal $ déplorable, notre ancienne liaison, dessouve nirs de jeunesse, le regret d'avoir aidé à ta rui ne, tout cela m'aurait peut-être engagé à !■ partager avec toi , et à réparer quelque jour l mal que j'ai pu te faire.
Que veux-tu dire?... comment ponrrais-to?.«
ta misère...
WARNER
Oh! je sais bien que mon habit semble démentir mes paroles; je suis même bien s6i que tu ne voudrais pas me croire; ainsi laisgons cela : quelque jour tu eu auras la preuve
Iir JOURNÉE,