‹ Pièces de théâtreChapitre 399 sur 1093 · ALBERT, GEORGETTE · texte numérisé non relu

ALBERT, GEORGETTE

ALBERT

Chère petite, pendant son absence, procure-moi f;e qu'il faut pour écrire.

Oui, et de la lumière aussi, car il fait noir. (Elle sort en courant.) ALBERT.

Un mot à l'auberge du Zion-tT Or, pour qu'on envoie ici ma voiture. Le premier passant le portera. Il faut aussi que je mette en ordre les papiers importants qui assurent à jamais le bonheur de mon père... (il les tire de sa poche.) Les voici...

GEORGETTE , revenant avec tout ce qu'il faut pour écrire, et une lampe allumée.

Tenez, monsieur, voilà de la lumière et tout ce qu'il faut pour écrire. Entrez dans ma chambre; il y fait moins froid qu'ici, et vous ne verrez pas les éclairs.

ALBERT

Et toi ?

GEORGETTE

Moi , je vais prendre mon carreau, et je tr»» vaillerai auprès de vous.

TRENTE ANS

ILBBRT.

Oui, tu seras toujours ma compagne.

(Albert prend la lampe, l'^critoire, son portefeuille, et entre dam la petite chambre. )

GEOr.GETTE.

Làî je viens... Il tonne, il fait noir, oh! comme j'aurais peur si j'étais toute seule! allons vite!...

(Elle court prendre sou carreau et va poursuivre Albert; nuis un (;rand coup de tonnerre l'arrête, et en même temps Georp;es et Warner paraissent à la porte. — Aussitôt George tte pose son carreau sur la chaise qui se treuve pris d'elle , et court au-devant de son père. ]

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