SCÈNE II
DIOGÈNE, ClNtGIRE.
CYNÉGIllE, ayant une jambî de bois et un bras eu tcharpc.
La charité, s'il te plaît, pour un pauvre soldai estropié I
DIOGÈNE
Quoi! lu as été soldat?...
CVNF.GIRE, montrant ses blessures.
Oui, soldat, cl du temps qu'on faisait la guerre, lu vois; du temps que Sparte était un camp, Athènes une flotte; que clia(|ue mère disait à .sou fils en lui donnant le bouclier: Reviens dessus ou dessous! que toute la Grèce se levait conmic nu s"i!l homme contre les rois étrangers. C'était le bon temps. Je m'appelais Cynégirc alors; j'étais à Salamiiic, soldat do la liberté.
DlOGliNE.
Quoi! lu étais i\ Sa'amiiie. H in demandoj! l'aumône?
CYÎÎÉCIRE.
Jlélas! oui, les dicux m'ont refusé le bon (ic mourir pour la patrie; et, blessé cornu suis par !e fer tles Perses, je ne puis plus mendier.
DIOGÈNE
liais la république ne t'a donc pas dédomt de tes blessures ?
CVNÉGIRE.
Ah bien oui, la république ! il y en a tant 1res qui ont perdu leurs bras et leurs jambes service, que s'il lui fallait dédommager to monde, clic serait encore plus pauvre que r
DIOGÈKE.
Brave homme!... Mais la guerre a ses p pour les vainqueurs... N'as-lu pas eu la p; la victoire?
CYJXÉGIRE, frappant sur sa jambe de bois
La voilà! les blessures pour les soldats; 1 pouillcs, les couronnes, les pensions... (Mont siaïuc de Miltiade.) les statues même, poi chefs... mais aussi l'ostracisme cl l'exil !... J encore mieux la part du soldat!
DIOGÈNE, lui donnant une obole.
Tiens, mon brave !
CYNÉGIBE.
Les Dicux te bénissent! (Il st
DIOGÈKE.
Je ne serai pas soldat!
eeaoMseQsaesoceocceocoseeoGeeocsKxoeeaeoesoeeooooeeos»
DIOGÈNE, seul.
Que serai-je? Par Jupiter I prenons un r plus profitable et plus sûr. Fi de la guerre rai un soldat de la paix, un ouvrier. J'ai d bras, je suis fort, j'aime le travail, je vais cher de l'ouvrage...
saaeeeeeseeQseosooeeoa