‹ Pièces de théâtreChapitre 513 sur 1093 · ALCIBIADE, PROTÉE, CLINIAS · texte numérisé non relu

ALCIBIADE, PROTÉE, CLINIAS

PROTÉE, bas, à Clinias.

Entre, elle est là... (Il reste au fond.;

CLINIAS, à part.

0 quart d'heure olympien ! Allons à elle.

ALCIBIADE, à part.

O moment éthéré ! elle vient, attendons.

(Il se rassied.)

CLINIAS, à part, avançant.

Il me semble la sentir déjà, si je ne puis la voir icore. Quel baume, plus suave que la rose, plus ibtil que l'iris !

ALCIBIADE, à part.

Le doux bruit de son pas me donne le frisson.

CLINIAS, à part.

Elle est là , je le devine au\ battemens de mon ïur !

ALCIBIADE, à part.

Il n'y a qu'elle pour marcher ainsi : je la reconaîtrais entre mille.

CLiKiAS, prenant la main d'Alcibiade, à part. Ah !

ALCIBIADE, avec défiance, à part.

Quelle main !

CLIXIAS, lui baisant la main, à part.

La jolie petite main ! (Passant ses doigts dans les

iievcux d'Alcibiade.) les beaux cheveux boudes!

Arrivant au menton. — Haut.) Ciel ! une barbe I

ALCIBIADE

l^on père!

CLIKIAS.

Mon Glsl

ALCIBIADE, ù part.

Je suis joué!

CLINIAS

' Par Saturne, lu me le paieras !

ALCIBIADE

Par Jupiter, tu es mon rival ici, et non mon père !

CLINIAS

Ah ! malheureux, tu te joues de ton père. Je te déshérite!... je te maudis !.. je le...

Page 1