‹ Pièces de théâtreChapitre 524 sur 1093 · ACTE IV, SCENE IX · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE IX

uvreté, ta liberté, ta dignité, pour ton mépris, n dédain, ton horreur de leur vie; parce que tu lis pur de leurs vices, de leurs folies, de leurs •eurs; parce que lu étais la négation de ce )nde pervers qui mérite encore un déluge ; rce que lu étais enfin, dans Athènes la superbe, 9gènc le Cynique !

DIOGÈNE

Jh ! cela est-il vrai ?

ASPASIE

)ui, oui. Pourquoi douter? Regarde -moi:

nour est toul-puissanl, il transforme comme il e. Vois, j'ai renoncé à tout pour toi, j'ai [ipu avec tout mon passé aussi ; j'ai quitté renmée et richesse, pour te mieux ressembler. Je

suis vivifiée, renouvelée, recréée à ton image, ivin Pygmalion! j'ai voulu être ton œuvre,

bien, ta femme, être toute à toi désormais, ime je te veux tout à moi,

DIOGÈNE

) belle, plus belle que je ne t'ai jamais vue dans le ta splendeur!... tu m'aimes, tu m'aimes si !... Oh ! répète, répéle-le !

ASPASIE

>ui, oui, c'est ainsi que je t'aime, cl qu'Athéte hait! Voilà pourtant comme elle traite les Heurs de ses fils, les plus purs de sa race, ceux ont gardé du ciel leur noblesse primitive, le venir de leur sublime origine, quelque chose a divinité sur la terre, un air de famille do ympe ici bas, les vrais enfans des Dieux, les ;s qui ne la trompent, ni ne la perdent, ceux ne sont ni dépravés, ni dégradés, ni pervertis, ivilis... ses originaux, ses fous, ses condam- .. c'est là son rebut!... Elle a tué Socrate, ni Aristide, emprisonné Milliadc, et elle réduit gêne au tonneau ! Diogéne. restcs-y donc loin autres ! dans un monde mauvais, le meilleur celui qui s'en relire. Qui ne peut le sauver

le quitter. Reste, reste toujours à l'pcart. Je ne, je t'aime mieux ainsi, te dis-jo, je te pré-

à tous... Pour moi, plus tu t'abaisses, plus tu ives... tu es plus grand que Périclès, même 5 toute sa gloire ; tu es le premier homme Ihénes, parce que tu en es le dernier.

DIOGÈNE

her tonneau, chères guenilles, qui me valez d'amour, je ne vous quitterai jamais ! je te

lerai toujours, humble vie, qui m'éloignes des

imes et me rapproches des dieux! Ciel,ouvre- A Ihénes disparais! tu n'es plus digne d'un

bonheur !

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