SCÈNE VII
DIOGÈNE, abattu; A.Sl'ASIE, debout dcvanllui.
ASI'ASIE
Diugéne !
DIOGÈKE.
A.spasie! Ah! va-feu, va-t'en, fille des Sirènes, no jnc lente pas, ne m'attire pas dans l'abime! >a-l'en, va-t'en vite, dan^-ereiise image, force ma^'ique, irrésistible! Eloigne-toi, ou je ne réponds plus de moi, ou je vais aller leur dire : AlhcDiens, j'accepte, j'accepte tout pour elle.
ASPASIE, à part.
Malheureux !
Pardon, pardon, de ne pas l'avoir déjà fait, n'ai pas pu.
ASPASIE, à pan.
Ah! tant mieux.
DIOGÈNE
Mais j'irai, j'y vais, si tu l'ordonnes.
ASPASIE
Insensé, que veux-tu, qu'as-tu voulu faire?
DIOGÈNE
J'ai voulu, j'ai voulu être tout, avoir tout p toi, avoir tout ce qui plaît aux femmes : la gh qui séduit les meilleures, la fortune qui les séi toutes ; j'ai voulu devenir le premier homme d Ihénes pour en avoir la première femme... et m'ont proposé le crime et la honte pour prix mon bonheur !
ASPASIE
Et tu as refusé ?
DIOGÈNE
Tu vois.
ASPASIE, à part.
Bien, bien !
DIOGÈNE
Reprends, reprends donc ton vœu que je puis remplir; relire-moi cet amour que je ne satisfaire. Malheureux Titan que je suis! dieux d'Athènes m'ont foudroyé avec leurs vi ces foudres de la terre, cl je suis retombé ( mon néant.
ASPASIE, avec explosion.
Les dieux soient loués!
DIOGÈKE.
Que dis-tu î
ASPASIE
Je dis que lu ne pouvais être plus riche, glorieux, plus grand pour moi que dans cet al sèment, plus victorieux que dans celle défail dis que lu allais le perdre, te confondre { être dans ce monde infâme où rien n'est à sa p ni le crime, ni la vertu, où les dieux mêmes sent plus descendre, de peur de s'y corrompr dis que je te bénis, que je le remercie de t'ai nir, de t'éloiguer, de te sauver de celle Ail: perdue! Tu voulais les sauver, pauvre Dioi pour l'amour de moi, et tu te perdais toi-m( Je ne parle pas de la mort que tu risquais coi tous ceux-là qui ont voulu le salut i\vs autre; puis Or|)hêe déchiré sur l'Ilémus, jusqu'à Lj guc échap|)é aux siens, en se tuant lui-mt non, ce n'est là qu'un attrait de plus poa ;.'iaiids cœurs. I^Iais ce qui est pis, lu per comme lu le dis, la sagesse, ton honneur, la srienrc. ces trésors divins, inconnus au rcsl' hommes, tout ce qui m'a fail l'estimer cl t'ai Car je l'aime pour toul ce qu'ils ha'i'ssenl, poi