GAULTIER, MARGUERITE
HARGUEniTE, entrant du fond.
Gaultier!
GACLTIEH.
Ah! c'est vous enfin, madame!
MARGUEnlTE.
Silence !
GAULTtEK.
Assez long-temps je me suis tu, il faut que je vous parle, dût chaque parole me coûter une année d'existence... Vous raillez-vous de moi, Marguerite, pour promettre et retirer en même temps votre parole?... Suis-je un jouet dont on s'amuse? suis-je un enfant dont on se rit ?... Hier vous me jurez que rien ne nous séparera, et aujourd'hui... l'on m'envoie loin de Paris dans je ne sais queJje comté!
MAI\GUEniT2.
Vous avez reçu l'oidre du roi?
GAtJLTlER , montrant le» morceaui qui loni h terre. Eh! les voilà, tenez.
MARGUERITE
Modérez -vous.
GiVI.TIER.
Vous avez pu approuver cet ordre?
MAROCKRITE.
J'ai été forcée.
GAULTIER
Forcée! et par qui? qui peut forcer la reine?
UAHGUERITB.
Un démon qui eu a le pouvoir.
GACLTIEB.
Mais quel est-il? dites-le-moi.
MAItCLERITE.
Feins d'obéir, et peut-être d'ici à demain pourrai-je te voir et tout l'expliquer.
GAULTIER
Et tu veux que je mt velire sur une pareille assvirancc?
MARGUERITE
Tu ne partiras pas; mais va-l'en, va-l'en!
nAl'LTIEK.
Je reviendrai : il me t.r.it l'explication de ce •ecret.
MAI.cm^RITC.
Oui, oui, tu II Ni<ii»lia.« . voie! quelqu'un, ijuiJqu'iiiJ vient.
OiULTin.
Souviens-toi de ta promesse. Adieu.
(Il s'élance. dehors.) MARGUERITE.
Il était temps!
aaaaaeaaaeaaaeaaaaaaaaeoeooeooecoeooaaaaaaaaaeaaeaaaoBW»!