SCÈNE III
Les mêmes, LE COMTE, tenant LA COMTESSE par la main.
LE COMTE
Comtesse, permettez que je vous présente le chevalier de Vaklos, capitaine au régiment d'Artois, l'un de mes meilleurs amis... {A part.) C'était lui, sa main tremble.
LE CHEVALIER
Madame la comtesse...
LA COMTESSE
Monsieur le chevalier...
LE COMTE, au Chevalier.
Eh bien! te rappclles-tu lavoir déjà vue?
LE CHEVALIER
Non... non...
Non... Marton, avancez un fauteuil àvotro mal tresse.
LA COMTESSE, ù lUarton.
Merci, merci.
MARTON
M.ul.inic n'a rien à m'ordonnerî
LA COMTESSE
Non; \.i m '.it tendre die/ moi.
UN MARIAGE SOUS LOUIS XV
LE CHEVALIER
Madame la comtesse permet que je lui présente ous mes compiimeiis; ce ne sont point ceux d'un ndilTcrent ni d'un étranger, puisque depuis dix ns je suis l'ami du comte.
LE COMTE
Oh! pour ceci, c'est vrai, comtesse... et comme ; vous le disais, de mes meilleurs même... Ce lier chevalier!
LA COMTESSE
Présenté par monsieur le comte, monsieur, vous ■,es sûr d'avance que vos compliniens seront rejs comme ils le méritent.
LE COMTE, au Chevalier.
Eh bien ! n'est-ce pas, pour une pensionnaire, ! n'est point trop mal tourné? [A Jasmin, qui lire.) Que nie veut-on?... ne peut-on être un
stanl tranquille?
JASMix, de la porte.
Une lettre pour monsieur le comte.
LE COMTE
Une lettre!... Comtesse, vous permettez?...
LA COMTESSE
Monsieur...
JASMIN, ias au Comte.
C'est de la marquise ; elle fait dire à monsieur comte qu'elle l'attend pour aller aux Champsysées. Le coureur est là; et demande une rénse.
LE COMTE
Dis-lui qu'il attende, et fais mettre les che-
jx... Pardon, chevalier, mais il faut que j'écrive
elques lignes. Comtesse, je vous laisse en bonne
npagnie.
ort par la porte de côté et Jasmin par la porte du fond,
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