‹ Pièces de théâtreChapitre 548 sur 1093 · LE CHEVALIER, LA COMTESSE · texte numérisé non relu

LE CHEVALIER, LA COMTESSE

CHEVALIER, après avoir suivi Jasmin et le "yovxte des yeux, se retourne, et s'aperçoit que a Comtesse embarrassée est prèle à sortir à on tour ; courant à elle et l'arrêtant. Ihbien! mais, Louise, que faites-vous donc?

l'est que je ne sais vraiment si je dois rester, valier.

LE CHEVALIER

lomment, vous auriez le courage de vous en •r, lorsque nous avons enfin un instant pour is revoir... lorsqu'après avoir failli hier matin urir de douleur, demandez plutôt à Marton, pensé hier soir expirerde joie... Mais, madame, DUS vous en allez, qui donc remcrcierai-je? à donc rendrai-je grâce de vos bontés?

LA COMTESSE, les yeux baissés.

e n'ai fait, chevalier, que tenir une promesse : je vous avais engagée, et j'ai été aussi heuse de pouvoir la tenir que vous avez été heu- X de ce que je la tennis.

LE CHEVALIER

)h! si vous saviez quelle nuit délicieuse j'ai

passée, quels doux rêves j'ai faits... car enfin, jusque là, je n'étais pas encore sûr de votre amour, tandis que maintenant...

LA COMTESSE

Eh bien ! chevalier, si vous croyez à votre tour me devoir quelque chose pour cette complaisance, je vous en prie, ne prolongez pas votre visite.. .y vous avez vu ce que j'ai souffert... j'ai pensé m'é •. vanouir. [ ] '

LE CHEVALIER. ' l'

Que je m'en aille, madame, quand il sort sans défiance... quand il va, nous laissir seuls!... Oh ! mais, comtesse, je ne vous aimerais pas si je vous obéissais, et vous seriez la première à me punir de cette indifférence... Songez donc combien de choses nous avons à nous dire, que de souvenirs nous avons à échanger, que de pensées cachées au fond de notre cœur demandent à voir le jour!... Moi, m'en aller ! oh! non !... non... Amoins que vous ne me chassiez, je ne m'en irai pas.

LA COMTESSE

Que vous êtes cruel, chevalier; parce qu'on a eu la faiblesse de vous dire qu'on vous aime, voilà que vous devenez exigeant, tyrannique... Mais c'est fort mal cela ! Souvenez-vous donc que si je n'appartiens pas encore à un autre, je ne m'appartiens déjà plus à moi-même.

LE CHEVALIER

Ah! comtesse, oubliez-vous que cet autre vous a enlevée à moi, que c'est mon bien qu'il m'a pris? ce bien, je le retrouve, je le réclame, voilà tout... Oh ! je tiens mon voleur, je ne le lâche plus!

LA COMTESSE

Silence, chevalier!

Ils reprennent chacun la place qu'ils avaient quand le Comte est sorti.

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