SCÈNE IV
CALIGULA, seul Allons, et maintenant viens, ô ma beauté blonde. Viens, car César t'attend; César, maître du monde. César, que tout un peuple implore pour ses jours, Et qui répond : Plus tard... je suis à mes amours. Oui, j'aime de mon lit à voir ce peuple esclave Gronder comme un volcan et répandre sa lave; Par ses tressaillemens mes plaisirs sont bercés. Et si je veux dormir, alors je dis : Assez. Oui, j'aime à deviner que dans sa frénésie R6de ù l'entour de moi l'ardente jalousie De cette Messaline à l'œil sombre et perçant, 4 la bouche de feu qui mord en^ embrassant; 3ue je veux torturer un jour pour savoir d'elle 5'où me vient cet amour étrangement fidèle, Jui me laisse parfois cberclier d'autres amours, Hais qui dans ses liens me ressaisit toujours. 3ui, voilà ce qu'il faut à mes ardeurs blasées. Tombez donc sur mon cœur, orageuses rosées, irondez, transports jaloux! rugis, rébellion, ît servez de concert aux plaisirs du lion!
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