‹ Pièces de théâtreChapitre 654 sur 1093 · LORD ELFORT. JULIANO, HORACE · texte numérisé non relu

LORD ELFORT. JULIANO, HORACE

Lord Elfort , prenant Jiiliano à part pendant qu'Iîorace remonie le tliéàlre, regarde daus le salou à gauche, et ' disparait.

LORD F.LFOPT, à JvHano.

Mon ami, mon 4mi... car vous étiez mon seul ami... je étais tremblant décolère... mon femme ét«it ici 1

JULIANO, vivement.

Pas possible.... sans nous en prévenir dans

quel dessein?

LORD ELFORT.

Permettez...

JULIANO

Elle qui se disait malade... et qui avait voulu rester chez elle Savez-vous que ce serait indigne?

LORD ELFORT.

Modérez-vous I... car vous voilà aussi en colère que moi.... et c'était là ce que j'aimais dans un ami véritable.

JULIANO, se modérant.

Certainement... Eh bien donc!... achevez!...

LORD ELFORT.

Je l'avais trouvée ici, causant en tête-à-tête avec le seigneur Horace de Massarena.

Horace... vous vous êtes abusé.

LORD ELFORT.

C'est ce que je médisais... en prenant son bras qui était toute tremblante.

JULIANO

Ce n'était pas une raison...

LORD ELFORT.

Attendez donc!... Je parlai à elle... qui répondait jamais... pas un mot!... mon conversation le gênait... l'ennuyait...

JULIANO

Ce n'était pas encore là une raison...

LORD ELFORT.

Attendez donc!... Vous connaissez la taille élégante et la tournure de mylady.... vous la connaissez comme moi...

JULIANO

Certainement...

LORD ELFORT.

Eh bien ! mon ami... ce était de même.... tout à fait...

JULIANO, s'animant.

En vérité !

LORD ELFORT, de même.

Et je avais encore des preuves bien plus... bien plus... effrayantes... Vous savez que mylady, ma

femme était du sang espagnol.... du sang des

d'Olivarès... et comme toutes les dames de Madrid elle portait souvent des mouchoirs où

étaient brodées les armes de sa famille...

JULIANO

Eh bien!...

LORD ELFORT, avBC colère.

Eh bien!.... l'inconnue.... le masque... le domino... il avait brodé sur le coin du mouchoir à elle... les armes d'Olivarès.

JULIANO

Ociell...

tORD ELFORT.

Je avais vu... vu de mes y»"Ut... que j'étais...

que j'étais furieux je méditais d'arracher le

mouchoir.... la mascarade...

JULUNO.

Quelle folie!... quel éclat !..

iO

MAGASIN THEATRAL

LOKD BIFORT.

Tes ce était une bétisc... et je avais pas

fait.

JCLIANO.

C'est bien.

LORP Et FORT.

Je avais pas pu !. .. elle a v;iit tout à coup quitté mon bras... s'<H.iil glisse'e dans la foule et au milieu de deui rents donimos noirs comme le

sien... impossible de courir après... Mais ce était elie.

JULIANO

J'en ai peur.

LORD F.LFORT.

C'était bien elle qui se oiaii dit malade.

JULIANO

Et pourquoi? Je me le demande encore I LORD ELFORT, flvec cluileur.

Pourquoi?... pourquoi?... Mais vous ne voyez donc rien.... vous?.... ce était pour retrouver ici cette petite Horace de i\lnssarena.

JULIANO

u.alédiction!... et moi qui ai servi, protégé ses

amours nous étions deux ( à par^) deux

maris.

lORn KLFOnT.

Quand je dis.iis qu'il porterait malheur à moi... mais bientôt, j'espcre...

JUI.IANO.

Allons, mylnrd.,.. allons, calmons-nous. Dans ces cas-là, il faut se modérer, et surtout se taire.

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