SCÈNE VI
Les Mêmes, GEORGETTE.
ODATCOR.
ROSE
Ah ! du ciel la bonté divine Vient m'inspirer en ce moment,
LE VAL D'ANDORRE
Car il peut croire sa cousine Capable de ce dévoaem»nt.
STF.PIIAN.
Quoi! C'est Georgette! Ah! Je devine Kt je comprends son d^vouemenl.
On m'a dit vrai. • . de ma cousine Je reconnais ratlicliement.
CEORGKTTE, regardant Sléphan à part.
Il va me fuir, jn l'imagine, (^omme toujours en ce moinc-nt.
Entre cousin, entre eousine, Vit-OQ pareil éloignement !
LEJOYEL'x, regardant Georgette.
Encore une gentille mine ; Mais il en pleut donc, à présent!
Joli minois et taill» fine ; D'honneur, c'est un pays charmant.
STÉPHAN, à Rose, viorUrant Georgette.
Je vais lui rendre grâce.. .
ROSE , bas, à S'JpIian, avec émotion.
OU l non, sachez vous taire Jusqu'à demain.. . qu'elle ignore aujourd'hui Ce que je vous ai dit. . .
STK.PHAN.
Mais pourquoi ce mystère?
ROSE
Vous le saurez plus tard.. .
STÉPIIAN.
Tu le veux. . . je me tais.
ROSE
Jusqu'à demain. , .
STÉPIIAN.
Je promets le silence ; Mais sans parler ici de ma reconnaissance, Avec CeorgetlP, au moins, jn veux faire la paix.
GEORGETTE , regardant Stéphan.
Il vient vers moi, je crois... à mon tour je le qiiittf.
STÉPHAN, à Georgette.
Vous me fuyez ! . . .
GEOnCETTE.
Sans doute. . . entre ennemis, Dès que l'on s'aperçoit on se fuit, on s'évite. Ainsi le veut la guerre. . .
STÉPHAN
En guerre c'est permis ; I\Iais quand un adversaire Reronnaît tous ses torls, implore son pardon. L'ennemi généreux doil-il répondre : non?
GEouGETTE, avec joie.
Mon cousin ! se peul-il. . . et seric/.-vous sincère?
STÉPHAN
Ah ! je le suis, sur mon honneur !
Ma bouche en ce moment parle moins que mon cœur.
CKoncETTE, vivement.
Est-il vrai? je pardonne... un ami, presque un frère I
ENSEMBLE
IKIâE.
0 surprise extrême I Si c'est moi qu'il aime.
Je comprends pourquoi
Un secret émoi Doucement m'agite!
La crainte me quitte, Et d'un doux bonheur Se remplit mon cœur !
GEORGETTE
0 surprise extrême!
Est-ce moi qu'il aime?
Je comprends pourquoi Un secret émoi Doucement m'agite.
La crainle me quitte.
Et d'un doux bonheur Se remplit mon cœur I
STÉPHAH.
Oui, je le devine :
Ma jeune cousine A tout fait pour moi 1 Pourtant, je le voi.
Non, ce n'est pas elle Que mon cœur fidèle, Pour un tel bienfait.
Chérit en secret.
LEJOVEUX.
La surprise extrême, Le bonbeur suprême Qu'ici je leur voi M'étonne, ma foi !
Mais, guerrier fidèle, Je garde à la belle Le secret flatteur De son petit cœur.
ROSE, à part, avec douleur.
0 mon Dieu !.. .
STÉPIIAN, la voyant pâlir.
Qu'as-tu donc?. . .
ROSE, d'une voix émue.
Rien !... Je partage i Son plaisir, ses transports.. .
Hésitant.
On dit qu'elle vous i
STÉPHAN, bas, à Ro»e.
Mais une autre a mon cœur... Je te la nommera
Dans un instant, ici reviens...
ROSE
Ail ! j'y serai.
REPRISE Di: L'ENSEMBLE.
STÈPIIiN.
Oui, je le devine, etc.
O .surprise extrême ! etc.
LEJOYBOX.
La surprise extrême, etc.
GEORGETTE
O surprise extrême 1 etc.
ROSE, à part. Maintenant, courons g\ ter le retour de Jacques. ( Elle sort viveme\
LE VAL DANDOURF::.