‹ Pièces de théâtreChapitre 809 sur 1093 · MARIANE, PAUL, RAYMOND · texte numérisé non relu

MARIANE, PAUL, RAYMOND

PAUL

Ah ! c'est toi, mon enfanl?

Kous recevons d'Aruould une lettre a l'inslanl. Je suis content de lui, je me plais à le dire ; Il est plus que jamais exact ii nous écrire : De cette attention je lui sais fort bon gré.

RAYMOND

Pauvre Arnould ! j'en avais jadis bien auguré. Celait un cœur candide, un esprit sans malii;c.

PAUL

Use plaint quelque peu des rigueurs du service; Mais il se porte bien: voila l'essentiel.

RAYMOND

L'essentiel, c'est l'ànic, et les choses du ciel,

De la dévotion les pratiques austères

Ne sont point, on lésait, du goût des militaires.

Dans leur société l'on se perd aisément.

On y parle souvent de Dieu, Dieu sait comment:

La caserne et le camp sont des lieux de licence ;

Arnould y pourrait bien laisser son innocence.

Peut-être a-t-il perdu déjii ce trésor-là.

PAUL

Je ne trouverais pas un grand mal à cela.

11 est bon qu'un jeune homme enfin se dégourdisse.

RAYMOND

Allez-vous vous livrer a l'éloge du vice,

Et devant-elle encor? ce serait curieux,

r.\UL.

Mais...

MARIANE

Je vais vous laisser,

RAYMOND

Tu ne peux faire mieux; Car ce qu'il dit...

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