‹ Pièces de théâtreChapitre 810 sur 1093 · PAUL, RAYMOND · texte numérisé non relu

PAUL, RAYMOND

PAUL

A tort, votre âme est offensée, Jlon père, et vous allez par-dclii ma pensée. Je disais...

RAYMOND

Je vous dis que le ciel nous défend De compromettre ainsi le salut d'un enfant; Que de son âme un jour vous serez responsable. Et qu'il n'était point né pour un métier semblable. Il aurait, si l'on eût accompli mon projet, Fait pour le séminaire un fort joli sujet.

PAUL

Vous savez quel penchant il montrait pour la scène ;

Ce goût, ainsi qu'à moi, vous faisait de la peine :

Il eût mal soutenu l'honneur de notre nom.

Mais fallait-il le mettre au séminaire? Non ;

Car l'amour du théâtre est, je crois, fort contraire

A la vocation que veut le séminaire.

J'ai pris un moyen terme: il est au régiment,

Et c'est pour lui sans doute un beau comnienceincnt

Que d'avoir à son âge une sous-lieutenaucc.

Il fera son chemin, j'en suis certain d'avance ;

Et monsieur de Créqui plus d'une fuis m'a dit

Qu'il saurait, au besoin, l'aider de son crédit.

Est-il rien de plus beau que l'état militaire?

RAYMOND

Rien de plus immoral... mais j'aime mieux me taire ; D'ailleurs voici quelqu'un.

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