‹ Pièces de théâtreChapitre 840 sur 1093 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

D'IIÉRIGiNY, MONBRAY, LAMBERT.

MONBRAY.

Vite, vite, mes amis, à l'œuvre sur-lechamp; voilà une occasion superbe, ne la laissons pas échapper.

LAMBERT, riant.

Oh ! oh ! oh ! c'est délicieux d'avoir suipris la conversation de ces braves gens: nous les connaissons, et ils ij-jnorent qui nous sommes. Que d'avant.Tges nous avons!

DUÉRIGNY.

L'n moment ! ne va pas nous compromettre.

MONBRAY.

Allons, te voilà déjà redoutant le péril avant que l'affaire ne soit engagée.

LAMBERT

Moi , je ne crains rien; je veux être votre second , mon cher Monbrav.

MONBRAY.

Je n'ai pas besoin de vous; vous feriez quelques gaucheries.

n'iIÉRIGSY.

Mais enfin , quel est ton projet?

MONBRAY.

Voulez-vous me f lire un plaisirtous les deux? Toi , va-t'en au bal chez ton oncle; vous, Lambert, allez à la chaussée d'Antin applaudir votre femme dans la Fatisse Agnès, et laissez-moi maitre du champ de bataille; j'ai bien retenu les noms... Dumontel... , d'Herbelin.,. , Ber-

LE VOYAGE A DIEPPE

nartl..., Saint-Valcry... Je n'ai rien perdu île ce que nous venons d'entendre : je nie rliarfje de tout ; justement j'a|)errois ti)n domestique avec ta berline. ( Appelant. ) Dupré !... Dupre' !...

n'HÉRIG>T.

Mais comment ! nous ne pourrons pas savoir?...

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