‹ Pièces de théâtreChapitre 839 sur 1093 · ACTE I, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE X

ïts-moi seulement de marquer la pape où

In étais.

( Il remet le sinet. ) DUMONTEL.

Je viens de voir Bernard , notre ami coinjn.

LAMBERT , à Monbray.

Encore un nom à écrire.

nUMONTEL.

Je lui ai dit que tu allais enfin entreprendre jourd'hui le voyage que tu projetais depuis lonf;-temps, mais que j'étais fort contrarié ■ ne pouvoir t'nccotii[)n(5ner , à cause de piu- ■urs affaires qui me retiendront encore à nis vintjt-qualre heures.

M. D'ilEI'.IiEI.IN.

Ah! oui, tu dois être hien contrarié; je te lins bien sincèrement.

DVMONTEL.

Eh ! parbleu ! s'esl-il écrié , je puis peut-être ocurer <à notre ami d'Herbelin et à son aimae feuiiiile une excellente occasion de voynjjer ■aucoup plus commodément que par les voires publiques.

M. OHERBELIS.

En vérité?

DUMONTEL

Sans doute ; un de mes braves correspondants , . de Saint- V'aiery , a-t-il ajouté , retourne ce ir ou demain matin an plus tard à Dieppe. Je is qu'il a une berline à six ])laces et qu'il doit irtir seul ; je ne doute pas qu'il Tie se fasse un aisir de se charjjer de nos amis; je vais le lui oposer.

M. n'nEP.BKI,IN.

Ce bon Bernard ! je le reionnais bien là.

nUMONTEL.

Il me quitte aus.sitôt pour courir chez M. de tint- Valéry, et, deux heures rprès, il revient e dire que c'est une chose convenue , et que ;soir , à six heures, ou demain dans la matinée , ! monsieur sera à ta porte avec sa voiture ; ainsi, ans une demi- heure il peut être ici; sur-tout ne ■■ fais pas attendre; et moi, je me sauve bien ite; es-tu content?

M. d'heRBELIK , tl■arl^pOIté.

Si je le suis , mon ami ?

MOBIIAY, à part.

Pas plus que moi.

M. u'HEHBtLtN.

Mais quel est ce M. de Saint- Valéry ?

DUMONTEL

C'est un jeune homme charmant ; du moins l'après ce que m'a dit Bernard ; car , moi , je ne ai jamais vu : les manières les plus affables... •as {jranil parleur.

M. d'heRBELIK , gaîment.

Tant mievixpour ma femme, elle anra plus cuvent son tour.

MONBiïAY, à part.

Eh ! eh! le voisin fait aussi des épigrammes.

DUMONTEL

Je te prédis le voyage le plus agréable... M. d'herbelik.

A merveille , mon ami , à merveille... Mais , dis-moi donc : Bernard lui a-t-il donné mon adresse bien exactement .•*

DUMONTEL

Oui, oui, rue de Ruffon , n" 22, à coté du Jardin des Plantes. Allons, adieu.

M. d'herbelin , l'arriîtant.

Eh bien , Uunioiitc^l ! au moment d'un départ tu me quittes comme cela? tu n'embrasses pas ton vieil ami?

DUMONTEL

Ah! pardon, mon cher d'Herbelin.

M. d'iiebbelin,

La route est sûre, à ce que l'on m'a dit ; mais, (juand on voyaçe la nuit, il arrive quelquefois bien des accidents.

DUMONTEL

Sois tranquille, il ne t'arrivera rien; nous nous reverrons... Allons , Ijon voyage.

M. d'herbelin.

Et toi, bonne réussite. Prévenons bien vite ma femme qu'au lieu de partir en dili^^ence, nous partons en berline.

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