‹ Pièces de théâtreChapitre 849 sur 1093 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les Mêmes; LAMBERT, courant après d'Hérigny. M. I.AMBEHT.

Mon ami, mon ami, je vais avec vous.

madame LAMBEKT, l'arrêtant.

Non pas, monsieur, non pas; allez-vous aussi m';djandonner pour les yeux bleus de cette demoiselle? Nous allons vous quitter, Monbray... nous reviendrons, nous apporterons des costumes; je veux vous ménager une surprise... Vous connaissez mon talent pour jouer la comédie; vous savez aussi avec quelle facilité j'improvise dis proveïbes en société.

MONBRAY.

Comment donc? Mais n'en avons-nous pas joué un ensemble chez ce gros banquier qui nous donna dernièrement une fête si brillante?

MADASIE LAMBERT.

Oui. Tout ce qui reluit n'est pas or.

M. LAMBERT, à Monbray.

N'est-ce pas r[uc ma femme est charmante?

MONBRAY.

A qvii le dites-vous?

M. LAMBERT

Ah çà ! ma chère aiuie, dans tout ceci quil rôle jouerai-je?

MOINBRAY.

Tenez, Lambert, si j'ai un conseil à donner à madante, c'est de vous faire jouer un personnage muet.

M. LAMBERT

Allons , vous voilà encore avec vos épigram-

mes !

MADAME LAMBERT

Je mechai-gedemon mari. (A son mari.) Allons, mon ami, donnez-moi le bras, et, en route, nous jetterons le canevas de notre scène.

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