‹ Pièces de théâtreChapitre 925 sur 1093 · ACTE II, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE V

MERCADET

Il serait d'une saine politique do la courtiser gèrement pour éloigner les soupçons !

ÉDOUABD.

Tu crois?

MERCADET

Si du moins ça ne vous coûte pas trop!

EDOUARD

Mais non!... Je t'avouerai même qu'à Londres ivais déjà commencé !

MERCADET

C'est de la prévoyance.

EDOUARD

Et sans fatuité, je faisais des progrès.

MERCADET

Reculeriez-vQus maintenant ?

EDOUARD

Ce serait dommage!... Elle est plus coquette ue jamais, moi je sens que j'y ])rcnds goût, et je 'ois que j'aurais tort de faire le cruel... Tu ne le blâmes pas, n'est-ce pas?

Par exemple !... vous connaissez ma tolérance ! ai là-dessus des théories très avancées.

EDOUARD

Au fait, quoique marié, on peut bien se perleltre un petit écart.

MERCADET

Parbleu ! Il y a des moments où je voudrais bien voir à ma disposition, .,

EDOUARD

D'autant plus que ça ne m'empêche pas d'ado-

er Clarisse au contraire celte chère Gla-

isse!... Ah! ma position est bien triste!

MERCADET

Et la mienne, donc !... {A part.) Plaignonslous! (Haut.) Si vous croyez que la mienne me éjouit .. mais je me résigne par attachement pour

ous pour un élève auquel j'ai consacré ma

âe!

EDOUARD

C'est vrai!... ce pauvre Mercadet!... Tu m'as ■endu un service... aussi, à Londres, je ne t'ai 3as oublié!...

MERCADET

Vous pensiez à moi?

En voici la preuve!... {Il lui remet un petit paquet.)

MERCADET

Qu'est-ce que c'est?

EDOUARD

Une bague!... un brillant !,.. je te dois bien ça.

MERCADET, feignant de refuser.

Ah ! mon élève !

EDOUARD

Voyons, prends., c'est un souvenir!

MERCADET

Je l'aurais refusé comme souvenir, mais je l'ac-

cepte comme brillant... non ! non ! c'est-à-dire...

EDOUARD

Voici mon oncle !

MERCADET

Attention !

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