ACTE II, SCENE V
MERCADET
Il serait d'une saine politique do la courtiser gèrement pour éloigner les soupçons !
ÉDOUABD.
Tu crois?
MERCADET
Si du moins ça ne vous coûte pas trop!
EDOUARD
Mais non!... Je t'avouerai même qu'à Londres ivais déjà commencé !
MERCADET
C'est de la prévoyance.
EDOUARD
Et sans fatuité, je faisais des progrès.
MERCADET
Reculeriez-vQus maintenant ?
EDOUARD
Ce serait dommage!... Elle est plus coquette ue jamais, moi je sens que j'y ])rcnds goût, et je 'ois que j'aurais tort de faire le cruel... Tu ne le blâmes pas, n'est-ce pas?
Par exemple !... vous connaissez ma tolérance ! ai là-dessus des théories très avancées.
EDOUARD
Au fait, quoique marié, on peut bien se perleltre un petit écart.
MERCADET
Parbleu ! Il y a des moments où je voudrais bien voir à ma disposition, .,
EDOUARD
D'autant plus que ça ne m'empêche pas d'ado-
er Clarisse au contraire celte chère Gla-
isse!... Ah! ma position est bien triste!
MERCADET
Et la mienne, donc !... {A part.) Plaignonslous! (Haut.) Si vous croyez que la mienne me éjouit .. mais je me résigne par attachement pour
ous pour un élève auquel j'ai consacré ma
âe!
EDOUARD
C'est vrai!... ce pauvre Mercadet!... Tu m'as ■endu un service... aussi, à Londres, je ne t'ai 3as oublié!...
MERCADET
Vous pensiez à moi?
En voici la preuve!... {Il lui remet un petit paquet.)
MERCADET
Qu'est-ce que c'est?
EDOUARD
Une bague!... un brillant !,.. je te dois bien ça.
MERCADET, feignant de refuser.
Ah ! mon élève !
EDOUARD
Voyons, prends., c'est un souvenir!
MERCADET
Je l'aurais refusé comme souvenir, mais je l'ac-
cepte comme brillant... non ! non ! c'est-à-dire...
EDOUARD
Voici mon oncle !
MERCADET
Attention !
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