SCÈNE VII
Les Mi^MEs, Paysans, Paysannes, à la tôte desquels est PORNIC, puis MONTÉCLAIN.
(Poniic jouant de la musette, un bouquet de pimprciielle à sa boutoniiiire, conduit le cortège, qui s'arrête au delà de l'échalicr.)
AIR nouveau de SI. Artat.
PORNIC, chantant.
Ouvrez vite la porte,
Lon, laii, là!
IVou»clle on vous apporte, Lon lau là !
Le chœur répMe le refrain.) MADELINE.
Voyons, va donc répondre, François.
Laisse donc?... Esl-ceque tu crois que j'ai oublié DOS vitillcs chansons? (Chantant.) Quegt-ce donc qu'on nous apporte?
Lon tan là I Pour qu'on ouvre la porte 7 Lon lan là !
PORNIC, montrant son bouquet.
Un bouqur-i de pimprenelle,
Lon lan là !
Jl çst pour la plus belle, Lon lan là !
t,E GÉNÉUAL, à Kérouan qui $'a\ance.
Ouvre donc, smiinelle,
Lon lan là !
Car voici la plus bello, (Il indique Loi:i<e ) Lon lau là S (.Aljr euvre l'éclialitr; le coriégc entre, el Vorulc reqtel le bouquet à Madctiue. }
MAOELl.NE, à Louise, Dit<•s-nou^, châtelaine,
Lon lan là !
Quel c»t le roi de la reine, Lon lan là!
(Ell« tui donne le bouquet.) LOUISE, à part, parlé.
Oh! c'est uu silr moyen d'élrc à lui!..,
MONTÉCLAIN, qui t'est glissé jusque aupiès d'«llc, h voix basse; parlé.
taiprttdeBte... qu'allei-vou» faire?...
(CbaBtwt.;
Celui que ton cœur préftre,
Lon, lan, là ! C'est l'ami de ton pOre,
Lon, lan, là l
(Louise lui remet le bouquet.) T0i;8.
Le marquis 1...
KÉnOL'AN.
Ah! merci... merci, monsieur le marquis... merci! Ah! vous êtes le di^Mie fils de votre brave père... (Montrant le général.) Ah! il nu les a pas oubliées non plus, lui, les vieilles coutumes!... LOUISE, bas, à Moniéclain.
Ah! vous êtes noble cl bon!
MONTÉCLAIN, ba».
Soyez prudente, Louise 1 il le faut plus que jamais.
(On apporte à Moniéclain la couronne et le voile,
qu'il place sur la tOte de Louise. — Pendant cete
pciite cérémonie, le dialogue suiv;uit a lieu à
l'avant-scène.j
LE GÉNÉRAL, avec colère.
Adieu, Kérpuan, adieu !...
B.ÉBOUAN.
Comment, général!... comment, Simon-., mon ami... lu l'en vas?...
LE GÉNÉRAL
Je cède la place à M. de Moniéclain. J'emmène ma ù\\ç.
KEROirAN.
Pauvre Lucile ! Ah ! ce n'est pas bien ce que tu fais là... elle devait aller avec ma fille... et tu m'humilies, toi, en la remmenant... tu as l'air de nous mépriser..
LE GÉNÉRAL
T'humilier, loi!... Kérouan?... non, non... si c!csl comme ça, qu'elle reste. . mais moi, je ren-
Ire...
KÉROUAN
Eh bien ! à la bonne heure... Et comme je ne veux pas que tu restes seul, je t'accompagnerai, moi... et nous causerons d'aulrefois...
LE GÉNÉRAL
C'est dit...
TOUà, au fond.
Vive la reine I...
KÉROUAN
Allons, les enfans, eu roule, en route !...
(La musique reprend. — Moniéclain dgiiuç )« bras à
Louise.)
LE CÉ.NÉKAL.
Aly. donne le bras à ma fille.
ALY
Avec honneur et (i<rié, ni-néral...
l'OnMC, à |»ail, avec humeur.
Je vois là-bas le signal... il faulqtie je reste.
KÉROUAN, à tous.
Je vous rejoindrai lout k rbeure... Alleii allez! (Sortie générale. — Georges va suivre la sorlifl ; le général l'arrête.— Au même instant, Poriiic scgliste tous le hangar, à droite.)