LE ROI, LA MARQUISE, LE DUC DE
MEILLY , LES Gentilshommes de l v
CHAMBRE , qui viennent pur la porte des
grands appartemens. LOUISE , cachée.
CHOEUR
Air de FarineUi.
Nous accourons, suivant l'antique usage, Demandei l'ordre et [irésentcr nos vœux Au jeune loi, qui, dès la iieur de 1 âge. Par ses vertus présage un règne heureux.
LE ROI, après le salut des genti'shurnmes. Messieurs, je suis à vous. (./ lu marquise.) Oui, madaiue la marquise, vous savez tout l'intérêt que nous portons à ce qui regatde votre famille, je vous prie de nous mettre souvent à même de vous le rappeler.
LA MARQUISE.' Qu'est-ce que cela signifie?
LE ROI, présente la main îi la marquise et la fait passer divuni lui. Lebel, faites reconduire M™^ la marquise,
LA MARQUISE , étunnee. I\Iais, sire , ma nièce !
LE ROI. Nousaorons toujours bcducoup déplaisir à vous recevoir.
(11 tourne les talons et va se placer au milieu du groupe des genliibhommes.J
LA MARQUISE, entraînée par Lebel. IMais a-t-on jamais vu?... je ne puis laisser cette enfant!...
LEBEL. Elle n'est pas perdue , vous reviendrez ajuès le départ de ces messieurs. ( Elle disparaît.)
LE ROI , aux gentilshumnies. Rien de nouveau, messieurs.
LE DLC, reste au fond. Le roi a l'air content, je serai bien reçu, je m'y attendais.
LE ROI. Je vous préviens seulement que des alfaires pressées, importantes, qui regardent le bien-être et la prospérité de l'état... in'obbgent à rester un moment seul; c'est un travail.
LEBEL, à lui-même. Un travail de beignets,
LE ROI. Qu'il faut que j'achève, qui ne saurait souffrir de retard.
n.BEL, de même. Sous peine de laisser la pâle s'aigrir.
LE nOi, Cl son monde. Nous vous reverrons, messieurs. (^Les congédiant de la main.) A l'issue du conseil.
CHOEUR
Nous reviendrons, suivant l'antique usage, Di'inander l'ordre et présenter nos vœux Au jeune roi, qui, dès la fleur de I âge, Par ses vertus pre'sage un règne heureux.
[Ils s'éloignent.) oo809oeooaooooo80o^Qoaooi»oogcoo90oooJOOOOO
SCEJNE vu.