‹ Pièces de théâtreChapitre 1044 sur 1069 · SCENE XV · texte numérisé non relu

SCENE XV

Les Mêmes, LOLISE, amenée jiar dux Dames (ïhunneur sur un ireinulo d'orchestre.

LE DUC, de loin à ia marijitisr-, pcndinf. l'entrée. Aliçà] par exein[>le, je pensais bien que ça m'arriverait un jour ou l'autre... mais si je m'attendais que et; serait aujourd'liui ^.ultout...

LA MARQUISE. Ni moi non plus.

LE ROI, allant à Louise cl ramenant.

Venez, belle fiaucée... Louise, le roi de France vous priera d'acct-pler de .sa main votre puure de noce, {yi demi- voir, .)^l Louis de la porter pour l'amour de lui. (La nuisique cesse.)

LE DLC, interrompan'. Ali I sire, c'est trop... ([/ pass- du (âté de la marquise.) Il nous comble véritablement.

LA MARQUISE. Oui! jusqu'aux cadeaux de noce.

LE DUC. C'est vrai; il fait tout pour naoi.

LE ROI, à Louise. Si vous avez quelque grâce encore à demander...

LOUISE. Sire, il ne m'est plus permis de rien désirer.

LE DUC. Ah I très-bien, il y aurait de l'indiscrétion...

LOUISE. Mais pour mon amie de ISarbonne vous m'aviez promis sur la route de Chclles...

LE ROI. Ah I oui . . . encore un maria.ge. . . j'arrangerai cela avec la famille le jour où votre amie viendra à Versailles pour être votre première demoiselle de noce.

LE DUC a la marquise. Ce roi-là ne sait plu.s rien vous refuser.

LE ROI, à lui-même. C'est qu'elle est très-bien, M"« de Narbonne, sa figure ne m'est pas sortie de la mémoire.

LKRKL. Allons, encore une décoration prochaine. Au fait, pendant que sa majesté est en train, c'est le iuoment.

LE DUC, à la marquise. TSous avions raison hier, décidément je suis né...

LA MAaQiiSE, C'est ce que je pensais.

CHOEUR

Air de pic'.-ros.

CéUbroiis l'iiymen qui s'apprête.

Gloire, çlciiie à cet lieiiieiix jour ! Des favcms flisnes de l.i fétc Vont pleuvoir sur nous h la cour.

[Pendant le chivtir , un gentilliomme a donné la main h lu rnr.rqaisf , qui Tirnt faire au roi sa rc<.érencf d'iiJieu; le fluc dt: Meilly passe a son tour acec ia jeune Jlancte )

LE II 01, au dur.

Fuites h votre tour le bonlieur do sa vie , Oui, je vous le confie.

LE Dec, fltec un profi-nd salut.

Ah ! (juel supième honneur !

O Titus 1 ô mon roi ! je te porte en mon cœur.

CHOEUR

Celchrons l'hymen qui s'apprête, Gloire, çrloirt- à cet heureux jour.

Des faveurs clignes delà fcte Vont pleuvoir sur nous à la cour.

( Louise, niant de franchir le seuil de l'appartement., se retourne pour jeter un drrnier regard sur le roi, qui la suit des'yeux jusquau baisser du rideau.

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