AIR
CHAUDOREILLE.
Ah! grand Dieu! quel sort déplorable !
Sur moi se déchaîne aujourd'hui !
Mon épouse est-elle coupable !
Et quel est cet autre mari I
LÉON
Voyez quelle audace incroyable !
Non, vous n'êtes pas son mari !
Cest affreux! c'est épouvantable, Et par moi vous serez puni !
M'"« CHAUDOREILLE.
Grand Dieu! que'le scèue effrojable !
Chacun perd la lète aujourd'hui!
Me soupçonner d'être coupable !
Ah! peut -on me traiter ainsi!
Grand Dieu ! quelle scène effroyable !
Chacun perd la lète aujourd'hui.
Quand madame serait coupable.
Peut- on bien la traiter ainsi !
(M""; Chaudoreille, soutenue par Anloiiieite, rentre dans sa chambre — Léon sort i)ar le fond.)
SCÈ.NE XVIII.
CHAUDOREILLE, puis ZiL'AOBlE.
CHAUDOREILLE.
Bigame ! un crinje dans mu maison ! La cour d'assises... la Gazette des Tribunaux !... Quel drame sombre vient se dérouler tout ù coup au sein de ma vie bourgeoise! C'est lu foudre qui tombe dans mon assiette .. ordinaire.
ZÉXOBIE, entrant.
Ah ! c'est encore vous ! Madame est-elle rentrée? *
CHAUDOREILLE.
Fuyez Zénobie ! Ces lieux sont mauvais pour vous...
ZÉNOBIE
Vous n'êtes pas galant, ce soir.
* Madame Cbauduredlf, Lhaudoreille, Léon.
' Cliaudurcille, Zéiiobie.