SCENE XII
Les Mêmes, EUGÉNIE.
EUGÉNIE. Qu'est-ce que c'est?... qu'y a-t-il donc? je suis sûre que tu viens de tourmenter encore le père Picard ; c'est mal !
JULIE. Non, c'est une plaisanteiie.
PICARD. Oui, jolie plaisanterie I en effet!
EUGÉME. Voyons, contez-moi ça, père Picard, je vous consolerai, moi.
PICARD. Allons donc, vous voulez aussi vous moquer de moi.
EUGÉNIE. Non, vraiment, et pour vous prouver le contraire, je veux vous dédommager des contrariétés que l'on vous fait endurer.
PICARD. Comment cela?
EUGÉNIE. Je sais que vous allez bientôt marier votre fille.
PICARD. Eh bien?
EUGÉNIE. Eh bien! je veux vous faire cadeau de son portrait. J'ai fait celui d'Edouard ; vous savez comme il est ressemblant !
PICARD, yoy cm:». Vrai!... vous me feriez ce cadeau-là... j'aurais l'image de ma Fanny!... {A Julie.) Il n'est pas comme vous lui !
EUGÉNIE. Je n'y mets qu'une légère condition...
PICARD. Oli ! tout ce que vous voudrez...
EUGÉNIE. Je fais un grand tableau d'iiistoire pour l'exposition prochaine : j'ai besoin pour représenter mon principal personnage d'une tête comme ia vôtre, et il faudrait avoir la complaisance de poser pour mon ouvrage.
PICARD. Comment donc, monsieur, mais avecun grand plaisir; et quclest lesujet de votre tableau?
EUGÉNIE. Absalo:n suspendu par la nuque... Je vous accrocherais les cheveux à une branche d'arbre... ça fera uu effet superbe.
PICARD. Les cheveux ! les cheveux I...
Ain
ENSEMELE.
JUI.IE et EUGÉISIK.
Au Jardin courons vite.
Jiti
Oui, vraiment, c'est risil)lc.
Dieu! quel cinportcmciit I Oui, portier, c'est horrible, Le tour est excellent.
Oui, vraiment, c'i:st risible...
Ah ! c'est trop outiageant!
Ah ! messieurs, c'est hoi rih!e, t^est par tinp insolent.
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