M. DE BOULOGNE, M""« DE PRESLE, JULIEN
FANCHETTE, Garçons d'écvrie.
M. DE BOULOGNE, donnant la main à M"' De Presle.
Hé! non, vous dis-Je... point de chevaux, remisez la voiture!.. Lue chambre pour M""* la Comtesse î
JULIEN, à sa femme.
Une comtesse ! (Haut.) La plus belle chambre!
FANCHETTE, lias.
Il n'y en a qu'une.
JULIEN, haut.
C'est celle-là qu'il faut donner !..
FANCHETTE
J'cours la préparer!., (a M'""= de Presle.) Madame suit la chasse du Prince... elle s'habillera sans doute chez nous?
M""" DE PRESLE
Oui, mon enfant, et je compte sur vous poiu* me servir de femme de chambre.
FANCHETTE, faisant la révérence.
C'est bien de l'honneur...
M""* DE PRESLE, à un laquais qui sort un carlou de la voiture.
Joseph, portez mon amazone...
JULIEN , à M. de Boulogne.
A quelle heure, la voiture de Monseignem*?
M. DE BOULOGNE
Nous ne nous en servirons pas poui- retourner à Paris... (A lui-même.) J'en ai tlisposé. (A M"' de Presle.) Madame la Comtesse me donnera bien une place dans sa calèche ?
M"' DE PRESLE
Sans doute!.. Elle doit venir avec les chevaux de selle... Mon coureur nous préviendra. JULIEN , à part.
Un coureur! une calèche!.. Qu'est-ce que je mettrai donc pour enseigne ?
Eh bien !.. cette chambre?
JULIEN , avec une révérence.
Voilà, Monseigneur ! Un coup de plumeau sur
les meubles! un vrai bijou! (a sa femme.) Tii
ôteras le miroir cassé... et le rideau dépareillé !..
ijA M. de Boulogne.) Tout est absolument neuf.
(A sa femme.) Dépêclie-toi donc, au lieu àc
bayer aux corneilles... Moi, je soignerai le poi-
au-feu pour le dîner des postillons.
(lis rentrent. Pendant cette scène, on a remisé la
voiture sous le hangard du fond.)
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