ACTE I
M°* DEPRESLE, confuse.
Ah ! ce n'est pas cela !
SAINT-GEORGES
Ne VOUS en défendez pas. (Avec grâce.) C'est toujours un bonheur d'attii-er l'allention des dames , et je hénirai cet heureux privilège s'il m'a valu un regard de la plus jolie femme de la courJ
M°" DE PRESLE , à parU
C'est qu'il s'exprime fort bien.
SAINT-GEORGES
Ai» de l'Erniile de Saiiit-Atelle.
On dit qu'en un lointain rivage,
(Montrant sa Gjure.',
Cette sombre et triste couleur,
Est le signe de l'esclavage , Ah! pour toujours j'y consens de grand cœur. Près de l'esprit, des grâces qu'on admire. Dans ce pays où règne la beauté...
Est-il possible qu'on désire
De retrouver sa liberté.
Est-il possible qu'on désire De retrouver jamais sa liberté.
AI"' DE PRE5LE
En vérité, Monsiem', voilà des complimens!..
(Avec intention.) Vous n'êtes pas né en France?
SAINT-GEORGES, vivement.
Non... non. Madame... je suis d'une famille
portugaise , établie au Pérou... et qui lors de l'a-
véïKîment tlu vice-roi...
M"' DEjiRESLE, à part.
Allons... je suis folle!..
SAINT-GEORGES
Mais à quoi bon vous entretenir des hauts-faits de mes aïeux... il s'agit de rejointU'e la chasse... je me mets à vos ordres...
M""' DE PRESLE
Pour la première fois tpie nous nous rencontrons...
SAINT-GEOBGES.
Mon Dieu, en France, on se connaît saiis s'être jamais vu... et si vous acceptez? M°" DE PRESLE, souriant.
•l'aurais ])e«r de me brouiller avec trop de belles dames !
SAINT-GEORGES, avec feu.
En est-il une seule, auprès de la charmante comtesse de Presle.
M"' DE PRESLE, vivement.
Vous me connaissez?
SAINT-GEORGES, avec embarras.
Du tout...
M"* DE PRESLF.
Cependant?
SAINT-GEORGES, se remettant.
Votre nom que j'ai entendu prononcer... du moment qu'on vous a vue... chacun doit s'informer...
M"" DE PRESLE, à part.
Oh! il y a (juelqite chose!., et je saurai... (tiaui.) Mais je ne vois pas mes chevaux:
SAINT-GEORGES
Ou'ii cela ne tienne... les miens sont là... (^!o•,urallt la gaudie.) J'ai justcnent une petite