SCENE X
SAINT-GEORGES, puis M-"' DE PRESLE.
SAINT-GEORGES, regardant la fenêtre.
Allez... courez... moi, je me garderai bien de quitter la place ; car, si j'en crois mon pressentiment... (Voyant M""' de Presle.) Je ne m'étais pas trompé... la voici. (Il remonte vere le fond.) M°" DE PRESLE, eu amazone du temps, el sortant de l'auberge.
Une querelle... un accident, peut-être. (s"arrétant en le voyant.) Non... il est seiU! SAINT-GEORGES , s'approchant.
Mon Dieu, Madame, que je vous dois d'excuses! je vous ai ellrayée, je le vois...
M"' DE PRESLE , émue.
Oui... je l'avoue. Monsieur, ce bruit soudain... ces cris.
Ce n'est rien... une arme que j'essayais ! si j'avais su... Je donnerais tout au monde pour vous faire oublier une pareille maladresse... et si vous daigniez accepter mes services.
M°" DE PRESLE, le regardant.
Monsieur... (A part.) Ah! ce ne peut être lui...
SAINT-GEORGES , à part.
Comme elle me regarde !.. (Haut.) Vous alliez suivre la cnasse?.. Voulez-vous que j'appelle vosgeiis...
M""* DE PRESLE , souriant.
C'est inutile!., de deux cavaliers qui devaient m'accompagner , je n'en vois plus un seul... SAINT-GEORGES, vivement.
Je serais fier de les remplacer, parlez, disposez de moi, ^îadame... ( Se reprenant avec respect.) Ne craignez rien , je suis de la tnaison (îe son Altesse , Madame... et ce titre seul vous répond démon respect... lors même que votre vue ne le commandei ait pas.
M'" DE PRESLE, à part.
Juscju'au son de sa voix. (Haut.) Si je ne m'abuse , c'est au chevalier de Saint-Georges que j'ai l'honneur...
SAINT-GEORGES
Oui, î\Iadame... (Eu souriant.) Je suis assez î rcconnaissable pour qu'on ne s'y trompe pas !.» nu cachet tout particulier.