‹ Pièces de théâtreChapitre 309 sur 1069 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

POLIVET, CAMILLE

CAMILLE, traversant la rue.

Enfin me voilà libre, ma journée est finie, cou- .Tous maintenant rue de Clichy pour.. .

POLIVET, lapercevatil.

Tiens ! tiens ! tiens !.. je ne me trompe pas, c'est elle, c'est Camille! Comment, vous voilà, la bcilc enfant ?

CAMILLE, le reconnaissant.

.4.h ! c'est vous, monsieur Polivet.

POLIVET.

Qu'est-ce que nous faisons donc par ici? Nous avons donc quitté la tante Picpus ?

CAMILLE, voulant s'en aller.

Oui, monsieur, à cause de vous.

POLIVET.

De quoi? de moi?... parce que je vous offrais un sort enchanteur ! Je voulais vous faire débuter comme danseuse au Petit-Lazary.

CAMILLE

A des conditions qui ne me convenaient pas.

POLIVET.

Vous êtes bien dégoûtée... à cause de la vertu, pas vrai?... Aussi (regardant son costume) débine tranchée. V'ià comme elle s'endimanche, la vertu. Il ne vous faut pas une citadine, madame? (Criant.) Voilà, madame, voiture! voilà.

Monsieur ! . . .

POLIVET.

Et qu'est-ce que vous faites pour vivre?

CAMILLE

<;a ne vous regarde pas.

POLIVET.

Écoutez, Camille, la danse vous tend les bras, le Petit-Lazary vous est encore ouvert : vous pouvez avoir des robes de gaze, des ailes de sylphide cl des brodequins à paillettes. Ça vous va-t-il? Laissez-vous conduire au bonheur. Venez !

CAMILLE

Je ne vous suivrai pas.

POLIVET.

Alors je vous enlève... Tant pis !

CAMILLE

Laissez-moi , ou je cric !

POLIVET , la prenant par le bras.

Il ne passe personne... Venez donc!

CAMILLE

Jamais !

Air : du Serment.

Soyez donc moins cruelle ; Pas un mot . pas un cri .,, Le bonheur vous appelle Au Petit-Lazary.

C\>ULLE.

O contrainte cruelle :

Je veux fuir, j(? ne puis...

C'est en vain que j'appelle , On est sourd à mes cris.

Elle crie.) \u secours! au secours!

i'I'olivel veut l'cnlrainer, elle se débat r\ conli'un ;ippelcr du secours.'... Ils se trouvent devant le puisarn

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