CL.\.MPIN
J'ai la passion du théâtre ; et certainement que, si j'y allais, ça n'était pas pour leux six sous. Je suis fort au dessus de cette somme.
M""" PICPUS
C'est comme ma fille : je ne l'ai mis là qu'en attendant, pour la faire connaître de la bonne société, et si je me suis mis habilleuse, c'est par vertu I C'est dans les moniens délicats où c'qu'elle change de costume , qu'iuie mère ne doit pas quitter sa fille.
CLAMPIN
Vous allez accepter une gibelotte.
jjinc pjcpus.
La gibelotte est ma folie ! . . avec des petits ognons. . Je ferais des eïîravagances pour...
OLYMPE, avec pruderie.
Ma mère ! vous exagérez. Je ne méprise pas ce genre de lapin , mais...
CLAMPIN-
La gibelotte aura lieu.
M""^ PÎCPUS.
Ah! çà, monsieur Altur , j'ai accepté votre ii!vitation, parce que vous m'avez parlé de mariage... vos penchans sont toujours les mêmes?
CLAMPIN
J'en jure! oh! mademoiselle Olympe, pariez donc. Vous gardez un silence qui me supplicie. OLYMPE, modestement.
C'est le silence de l'hésitation. Pour être votre épouse, il me manque la présence d'une chose que l'on exige à la mairie.
CLAMPIN
Quoi t'est-ce ?
OLYMPE
Un père.
M"" PICPUS
Je ne peux pas établir ma fille sans le consentement du sien ; et ce chien d'homme , je ne sais pas où it perche.
CLAMPIN
Je le chercherai par terre et par mer, |mr monts et par vaux... Ah! à propos de veau, permettezmoi d'aller commander le dîner , avec mademoiselle 01ym|)e.
.\in : <l(!3 Piirilaiti'!.
A la cuisine , à roffice , Daignez donc «iuivre mes pas .