SCENE III
LE BON et LE MAUVAS ANGE , DON JUAN.
DON JUAN. Adieu , jeunes fous et belles courtisanes, qui jouez comme des enfans avec des baisers et des poignards , sans savoir ce qu'on en peut faire; partez avec vos flambeaux, vos rires et votre bruit, et laissez-moi seul et dans l'obscurité : mes pensées ont besoin de silence et de ténèbres. Puissent cette nuit mes richesses, mes châteaux et mes titres, ne pas s'évanouir comme vous ! . . . Mon père ne me demande pas, je m'en doutais; il demande dom Mortes , je m'en doutais encore. Il faut que ce prêtre passe par ici pour entrer dans la chambre de mon père , je lui parlerai le premier. Allons , don Juan ; il ne s'agit plus ici de séduire une jolie femme ou de combattre un brave cavalier ; plus de paroles dorées, plus de bottes secrètes: tu as affaire à rin prêtre, parle-lui le sainte langue de l'Eglise !
coosoo9o»aaeaoQ89C890ooo99<aso®3$ai8eQsaeaaqa