SCENE YII
INÈS,p)è.$ dj la porte où elle a quii'.é sa niir e , RAOUL, de l'autre côté du théâtre.
RAOCL, à part.
L'honneur veut que je parle, la reconnaissance veut que je me taise; eh bien! j'accepte mon rôle d'homme heureux, jusqu'à ce qu'il ne soit plus en péril; mais j'écrirai ce soir, et Inès saura qui je suis. Vautrin, un pareil sacrifice m'acquitie bien envers toi : nos liens sont rompus. J'irai chercher je ne sais oîi la mort du soldat. INÈS, s'approchant après avoir examiné attentivement Raoul.
Mon père et le vôtre sont amis, ils consentent à notre mariage, nous nous aimons comme s ils s'y opposaient, et vous voilà rêveur, presque triste!
BAOCL.
Vous avez votre raison, et moi, je n'ai plus la mienne. Au moment où vous ne voyez plus d'obstacles , il peut en surgir d'insurmontables.
INÈS
Raoul , quelles inquiétudes jetez-vous dans notre bonheur î
RAOUL
Notre bonheur! {A part.) Il m'est impossible de feindre. [Haut.) Au nom de notre amour, je vous demande de croire en ma loyauté.
INËS.
Ma conBance en vous n'était-elle pas infinie ? Et le général a tout justifié, jusqu'à votre silence chez les Montsorel. Aussi vous pardonné-je les petits chagrins que vous étiez obligé de me causer.
BAOCL, à part.
Ah! Vautrin! je me livre à toi! {Haut. ] Inès, vous ne savez pas quelle est la puissance de vos paroles : elles m'ont donné la force de supporter le ravissement que vous me causez... Eli bien, oui, soyons heureux!
Eatre un valet.
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