SCENE YIII
Les Mêmes, LE MARQUIS DE MONTSOREL.
tE VALET, annonçant.
Monsieur le marquis de Montsorel.
RAOUL , à part.
Ah! ce nom me rappelle à moi-même. [À Inès.) Quoi qu'il arrive , Inès, attendez pour juger ma conduite l'heure où je vous la soumettrai moimême, et pensez que j'obéis en ce moment a une invincible fatalité.
INÈS
Raoul, je ne vous comprends plus; mais je me fie toujours à vous.
LE MABQOIS, à part.
Encore ce petit monsieur! [Il salue Inès. ^ Je
vous croyais avec votre mère , mademoiselle , et j'étais loin de penser que ma visite pût être importune. Faites-moi la grâce de m'excuser...
IKÈS.
Restez, je vous prie : il n'y a plus d'étranger ici, monsieur Raoul est agréé par ma famille.
LK MARQUIS
Monsieur Raoul de Frescas veut-il alors agréer mes complimens î
RAOUL
Vos complimens? je les accepte ( il lui tend la main it le Marquis la lui serre) d'aussi bon cœur que vous me les offrez.
LE MARQUIS
Nous nous entendons.
iPiÈs , a Raoul.
Faites en sorte qu'il parle, et restez. ( Au Marquis.) Ma mère a besoin de moi pour quelques inslans, j'espère vous la ramener.