SCE!NE II
ADELE , seule.
Ah ! me voilà doue seule enfin... je puis
rou[jir et pleurer seule Mou Dieu!
qu'est-ce qu<; c'est donc que cette fatalité à laquelle vous permettez d'étendre le bras au milieu du monde , de saisir une femme qui toujours avait été vertueuse et qui voulait toujours l'être, de l'entraîner malgré ses efforts et ses cris , brisant tous les appuis auxquels elle se rattache , faisant sa perte, à elle, de ce qui ferait le salut d'un autre, et vous consentez, ô mon Dieu I que cette femme soit vue des mêmes yeux, poursuivie des mêmes injures que celles qui se sont fait un jeu de leur déshonneur... Oh! est-ce justice?.. Une amie encore , une seule au monde , croyait à mon innocence et me consolait... c'était trop de
honheur, pas assez de honte elle me
trouve dans ses bras... abandonnée... Ah! Antony ! Antony ! me poursuivras-tu donc toujours !... Qui vient là !