‹ Pièces de théâtreChapitre 636 sur 1069 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

Les IMêmes , RAYMOND conduit par Farincourt et quelques gardes du prince.

LE RÉGENT. Approche, et parle sans crainte. ( Les seigneurs s^élnignent dans le fond du théâtre.) Que nie veux-tu ?

RAYMOND. Ce que vous me devez monseigneru'.

LE RÉGENT. Ce que je te dois ?

RAYMOND. A moi comme aux autres '.

justice.

LE RÉGENT. C'est vrai.

RAYMOND. Justice contre un traître, un misérable ,. un infâme qui m'a dérobé ce que j'avais de plus cher au monde , qui s'est introduit chez moi... qui s'est... Ah ! si je le tenais, je ne demanderais justice à personne !

LE RÉGENT. Et cet homme , dis-tu , t'a dérobé ce que tu avais de plus cher?

RAYMOND. C'est ma fille... ma fille chérie... un ange!., ma fille!., ma joie!., mon bonheur!., si belle!., si bonne!., ma fille , le portrait de sa mère!., une créature céleste! ah! j'aurais voulu que

LA DUCHESSE DE LA VAUBALIERE

VOUS la V issîez vous-même !... {Se reprenant avec amertume.) Non, non, je nel'aurais pas voulu!., non.

LE RÉGENT. Et Comment se fait-il que ta fille?..

RAYMOND. Oh! je le cliercheiai, je le tuerai!., parce qu'il est grand seigneur... il n'a pas la peau plus dure que la nôtre.

LES JEUNES SEIGNEURS. Insolenti

LE RÉGENT. Messieurs, c'est im père que la douleur égare. ( Allant à eux. ) Laissezmoi seul avec lui ; nous n'avons rien à redouter d'im sujet quidemande justice à son

prince.

(Ils sortent tous.)

( es6 ee« eo6 e$e eoe 006 oo« ec8eo« bOQ e9« 0S6 e&îi «69

Page 1