SCÈNE II
THOMAS, yi"" BOjN VIVANT.
IHOMAS.
Non , décidément je ne jouerai plus ; je vais
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rentrer chez mon père , me marier s'il l'cxi.ye. J'ai du malheur au jeu, je serai heureux en femme.
Air de Jadis et Aujourd'hui.
Je suis la méthode commune,
Lorsqu'enfin il f'aiU réfléchir ;
Quand les plaisirs et la fortune
Ont fui pour ne plus revenir;
Enfin , quand tout nous désespère.
Que ripB ue peut nous égayer,
Oa court se j'ter à la rivière.
Ou bien on va se marier.
Qu est-ce qui me manque pour réussir dans le monde? c'est de l'aplomb, car j'ai toutes les dispositions possibles ; mais je n'ai pas cette présence d'esprit, cette réplique instantanée qui impose au vulgaire : ce sera cause que je serai obligé de me restreindre dans une sphère étroite. Cependant mon ame généreuse bondit dans mon sein ! elle frémit d'indignation à la pensée de me renfermer dans la boutique de dégraisseur de mon père. Fatalité! qui m'as fait naître entre une cuve de teinture et une pierre à détacher ! Bornons donc notre ambition. — Je vais boire un peu de lait... Laitière, donnez-moi du lait.
MADAME EOKVIVANT.
Dans quoi?
THOMAS
Dans un couvercle. Voil.à un mois que je n'ai VU cette petite Gibou , la fdie de la fruitière , qui me prend pour un riche capitaliste... Je n'ai plus qu'un sou... Allons la revoir, et , ma foi , si elle me parle encore de mariage... Mais j'aperçois madame Pochet , dont j'adore aussi la hlle , la charmante Palmyre. Je me suis donné à elle pour un artiste à réputation ; tenons-nous un peu à l'écart.
(Il se place derrière la laitière, boit le lait que madame
Bonvivant lui a versé dans le couvercle d'un pot, et s'é-
loi{;iie. )
ges&oisefisseseeosawossseoseseaesseeseeeseaessoeesoeeeeeoaa